Bilan énergétique 2024: Hausse de la consommation de 3,8%
Le bilan énergétique national pour l’année 2024, rendu public par le ministère des Hydrocarbures et des Mines, fait apparaître plusieurs évolutions marquantes par rapport à 2023. En effet, la production commerciale d’énergie primaire a légèrement reculé de 0,4 %, s’établissant à 169,5 millions de tonnes équivalent pétrole (Tep). Parallèlement, les importations de produits énergétiques ont augmenté de 8,8 %, pour atteindre 1,2 M Tep. Les exportations d’énergie, incluant le soutage et l’avitaillement, ont quant à elles enregistré une baisse de 3,6 %, se fixant à 93,5 M Tep, principalement en raison du recul des exportations de GNL. Cette diminution a entraîné un affaiblissement du solde exportateur net, en recul de 3,8 % à 92,3 M Tep.
En revanche, la consommation nationale d’énergie a poursuivi sa progression, augmentant de 3,8 % pour atteindre 74,9 M Tep en 2024. Cette dynamique est portée essentiellement par la consommation finale, qui représente 76 % du total. La consommation finale d’énergie a ainsi enregistré une hausse de 5,1 %, totalisant 57,0 M Tep, sous l’effet combiné de l’augmentation de la consommation de produits pétroliers (+6,4 %), d’électricité (+6,4 %), de gaz naturel (+3,5 %) et de GPL (+2,9 %).
Concernant la production d’énergie dérivée, elle a progressé de 1 % pour atteindre 72,5 Mtep. Cette hausse est tirée par une augmentation de 7,3 % de la production d’électricité thermique et une croissance de 4,4 % de la production de produits pétroliers, grâce à une meilleure performance des raffineries. La capacité nationale de production électrique a également augmenté, atteignant 26,2 GW, en hausse de 2,6 %.
Les quantités d’énergie primaire transformées ont progressé, par ailleurs, de 1,4 % pour atteindre 75 Mtep, soutenues par un accroissement de 7,4 % des prélèvements en gaz naturel pour les centrales électriques, qui mobilisent désormais près de 49 % de la consommation totale de gaz et une forte baisse de 12,4 % du gaz destiné à la liquéfaction, affectée par les travaux de maintenance dans les complexes GNL.
Par S R.
