Renforcement du partenariat Algérie–IFC: L’agriculture au cœur des priorités stratégiques
Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, M. Yacine Walid, a reçu, lundi au siège de son département ministériel, une délégation de la Société financière internationale (IFC), conduite par son vice-président chargé de l’Afrique, M. Ethiopis Tamara.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts visant à consolider le partenariat entre l’Algérie et cette institution relevant du Groupe de la Banque mondiale, en particulier dans le domaine stratégique de l’investissement agricole.

Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer la coopération bilatérale et d’élargir les perspectives d’intervention de l’IFC dans le secteur agricole algérien, dans un contexte marqué par la volonté des pouvoirs publics d’accélérer la modernisation de l’agriculture et de renforcer durablement la sécurité alimentaire du pays. À cet égard, M. Yacine Walid a présenté un aperçu détaillé de la stratégie nationale adoptée pour le développement du secteur, fondée sur l’encouragement des investissements nationaux et étrangers dans les segments clés de la chaîne de valeur agricole, notamment la production, la transformation et l’exportation.
Cette stratégie vise à exploiter pleinement les importantes potentialités agricoles dont dispose l’Algérie, afin de réduire la dépendance aux importations et d’atteindre l’autosuffisance pour plusieurs produits de large consommation. Le ministre a, dans ce cadre, mis en avant les progrès réalisés dans le développement de l’agriculture saharienne, devenue un levier majeur de la production agricole nationale grâce à l’introduction de techniques modernes, à l’optimisation de l’utilisation des ressources hydriques et à l’extension des superficies cultivées dans le Sud du pays.
L’orientation de l’Algérie vers une agriculture moderne, performante et durable a suscité un intérêt particulier de la part de la Société financière internationale. Les représentants de l’IFC ont ainsi exprimé la disposition de l’institution à accompagner les projets agricoles en Algérie à travers un appui technique et financier ciblé. Cet accompagnement pourrait concerner, notamment, l’amélioration de l’efficacité de la production, le renforcement des capacités des opérateurs économiques et l’appui aux exportateurs agricoles pour l’adoption des normes internationales de qualité et l’accès à de nouveaux marchés extérieurs.
Parmi les propositions avancées figure également la création d’un incubateur d’entreprises spécialisé dans les technologies agricoles. Cet outil aurait pour objectif d’encadrer et de soutenir les projets innovants, de favoriser l’émergence de start-up dans l’agritech et de promouvoir l’utilisation de solutions numériques et technologiques adaptées aux spécificités du secteur agricole algérien.
La question du financement a également occupé une place centrale dans les échanges. Les deux parties ont examiné la possibilité pour l’IFC d’accompagner le ministère de l’Agriculture dans la mise en place de mécanismes de financement modernes, mieux adaptés aux besoins des investisseurs et des porteurs de projets agricoles. Ces mécanismes viseraient à faciliter l’accès au crédit, à encourager l’investissement privé et à renforcer l’attractivité du secteur.
Cette rencontre traduit la volonté de l’Algérie de s’appuyer sur des partenariats internationaux solides pour accélérer la transformation de son agriculture et en faire un pilier essentiel du développement économique et de la diversification hors hydrocarbures.
Par Réda Hadi
