02/04/2026
ACTUALITEAFRIQUE

 L’Algérie, troisième producteur africain d’orge

Avec une production moyenne de 800 000 tonnes par an entre 2021 et 2023, l’Algérie s’impose comme le troisième producteur africain d’orge, selon les données de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Sur la période considérée, la production nationale ne couvrait toutefois que 42 % de la demande intérieure, estimée à près de 1,9 million de tonnes par an. En conséquence, l’Algérie devait importer plus de la moitié de ses besoins. L’orge demeure par ailleurs la deuxième céréale cultivée dans le pays après le blé. Elle est principalement utilisée dans l’alimentation animale, tandis qu’une petite partie est destinée à la fabrication de pain et de couscous pour la consommation humaine. La demande varie également en fonction des conditions de pâturage : lorsque celles-ci sont défavorables, la consommation d’orge augmente.

Dans son dernier rapport sur le marché céréalier, le Département de l’Agriculture des Etats-Unis (USDA) indique que l’Algérie consacre près d’un million d’hectares de terres agricoles à cette culture. Pour sa part, la Tunisie, qui arrive à la quatrième, a enregistré une production moyenne de 347 000 tonnes d’orge par an entre 2021 et 2023, d’après la FAO. Il s’agit également du pays de ce classement le plus dépendant des importations pour satisfaire ses besoins intérieurs.

Sur la période étudiée, la production nationale ne couvrait en effet que 25 % de la consommation, estimée à près de 1,4 million de tonnes. Comme en Algérie, l’orge est principalement utilisée en Tunisie comme fourrage destiné à l’alimentation du bétail, notamment dans les parcs d’engraissement. Dans son dernier rapport consacré au marché céréalier tunisien, l’USDA estime que près de 300 000 hectares sont consacrés à cette culture.

À l’échelle du continent africain, l’orge est principalement cultivée dans les zones méditerranéennes et tempérées. L’Afrique du Nord constitue ainsi le principal pôle de production, même si certains pays d’Afrique subsaharienne commencent également à se distinguer dans cette filière.

R E.

Publicité

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *