A general view taken on December 14, 2008 shows the Krechba gas treatment plant, about 1,200 km (746 miles) south of Algiers. The In Salah gas project, a four-year old venture grouping energy majors Sonatrach of Algeria, BP of Britain and Statoil of Norway, is described by its managers as the world's first and largest onshore carbon capture and sequestration scheme. The Organization of Petroleum Exporting Countries (OPEC) is due to meet on December 17, 2008 in the Algerian city of Oran. AFP PHOTO / STR (Photo by AFP)
Durant la première moitié de l’année 2026, l’Algérie a contribué à la reprise des importations européennes de gaz par gazoduc. Après le recul observé en 2025, les volumes acheminés vers l’Union européenne ont progressé de 3 % pour atteindre 73 milliards de mètres cubes, contre 71 milliards un an plus tôt. Cette évolution s’explique principalement par l’augmentation des livraisons algériennes à destination de l’Europe du Sud, notamment l’Espagne et l’Italie.
Cette reprise intervient dans un contexte où l’Union européenne poursuit la diversification de ses sources d’approvisionnement depuis la crise énergétique déclenchée en 2022. Malgré le redressement enregistré au premier semestre 2026, les volumes restent inférieurs aux niveaux observés avant cette période. Par rapport au premier semestre 2021, les importations européennes de gaz par gazoduc ont diminué de 66 milliards de mètres cubes, soit une baisse de 48 %. Sur le seul mois de juin 2026, les importations ont atteint 11,9 milliards de mètres cubes, soit environ 398 millions de mètres cubes par jour, en hausse de 4 % sur un an, mais en recul de 8 % par rapport à juin 2024.
Dans cette évolution du marché européen, les données publiées par la plateforme spécialisée « Attaqa.net » en collaboration avec le Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) indiquent que l’Algérie a été le principal contributeur à la hausse des importations par gazoduc. Les exportations algériennes vers l’Espagne ont augmenté de 13 % sur un an, tandis que celles destinées à l’Italie ont progressé de 4 %. Ces résultats traduisent le maintien des échanges gaziers entre l’Algérie et ses partenaires européens dans un marché en recomposition.
La situation des autres fournisseurs apparaît plus contrastée. La Norvège a enregistré une progression de ses livraisons vers la Pologne (+15 %) et la France (+12 %), tout en connaissant une baisse de 26 % vers les Pays-Bas. La Libye a, pour sa part, enregistré un recul de 63 % de ses exportations vers l’Italie. Les livraisons russes via le gazoduc TurkStream vers la Bulgarie ont augmenté de 5 %, mais la part de Moscou dans les importations européennes de gaz a fortement diminué, passant de 40 % en 2022 à 15 % en 2025.
Parallèlement, le marché européen du gaz naturel liquéfié (GNL) a connu une progression modérée de 1 % au premier semestre 2026, avec 65,96 millions de tonnes importées. La France, l’Espagne et les Pays-Bas figurent parmi les principaux marchés d’accueil. Dans ce segment, l’Algérie a également maintenu sa présence malgré un recul temporaire de ses exportations.
4,47 millions de tonnes de GNL expédiées en six mois
Les exportations algériennes de gaz naturel liquéfié (GNL) ont reculé de 6,5 % au premier semestre 2026 pour s’établir à 4,47 millions de tonnes, contre 4,78 millions de tonnes durant la même période de 2025. Cette baisse s’explique principalement par des opérations de maintenance sur les installations de production. Malgré ce recul, l’Algérie a conservé sa troisième place parmi les exportateurs arabes de GNL, derrière le Qatar et Oman, et figure toujours parmi les dix premiers exportateurs mondiaux.
Selon un rapport de la plateforme spécialisée « Attaqa.net », les exportations arabes de GNL ont diminué de 43,6 % sur un an, en raison notamment du recul des expéditions du Qatar et des Émirats arabes unis, affectées par les tensions régionales et les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. La baisse enregistrée par l’Algérie demeure plus limitée que celle observée chez plusieurs autres producteurs de la région. Le rapport relève également une reprise des exportations algériennes au deuxième trimestre, avec des volumes passés de 2,04 millions de tonnes au premier trimestre à 2,43 millions de tonnes après l’achèvement des opérations de maintenance. La Turquie est restée le premier importateur de GNL algérien au premier semestre, avec 1,55 million de tonnes réceptionnées.
À l’échelle mondiale, les dix premiers exportateurs ont représenté 87,3 % des exportations mondiales de GNL, avec un volume total de 182,5 millions de tonnes. Le classement a été marqué par le maintien des États-Unis au premier rang, la progression de la Russie à la troisième place et l’entrée du Canada dans le Top 10. Dans ce contexte, l’Algérie a conservé sa position parmi les principaux exportateurs mondiaux de GNL.
Par Selma R.
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