Banque nationale des gènes : Un projet stratégique pour renforcer la sécurité alimentaire
Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine Oualid, a effectué une visite d’inspection au projet de la Banque nationale des gènes, une infrastructure scientifique appelée à jouer un rôle central dans la stratégie nationale de sécurité alimentaire. Cette visite, qui s’inscrit dans le cadre du suivi régulier des projets structurants du secteur agricole, a permis au ministre de s’enquérir de l’état d’avancement de cette installation et des préparatifs en vue de son entrée en service prochaine.

Au cours de cette tournée, le ministre a visité les différents départements et laboratoires que compte cette structure scientifique, où il a reçu des explications détaillées sur les travaux en cours et les équipements nécessaires à son fonctionnement. Selon un communiqué du ministère, Yacine Oualid s’est particulièrement intéressé à l’état d’avancement du processus d’équipement de cette infrastructure, tant sur le plan matériel que sur celui des ressources humaines, indispensables pour garantir son fonctionnement dans les meilleures conditions.
Dans ce contexte, le ministre a insisté sur l’importance de se conformer aux normes internationales en vigueur dans le domaine des banques de gènes. Ces structures scientifiques jouent en effet un rôle essentiel dans la conservation, la protection et la valorisation du patrimoine génétique végétal et animal, constituant ainsi un levier fondamental pour la recherche agricole et l’amélioration de la production.
La Banque nationale des gènes est appelée à devenir un véritable centre de référence pour la conservation des ressources génétiques agricoles en Algérie. Elle permettra de préserver les variétés locales de plantes cultivées, les espèces animales d’intérêt agricole ainsi que les ressources biologiques susceptibles de contribuer à l’amélioration de la productivité agricole et à l’adaptation aux changements climatiques.
Lors de sa visite, le ministre a également relevé certaines insuffisances liées notamment à l’équipement ou à l’organisation des structures. Il a, à ce titre, appelé les responsables à accélérer la prise en charge de ces lacunes afin de permettre la mise en service rapide de cet établissement scientifique stratégique. Pour les autorités publiques, ce projet représente un outil essentiel pour renforcer l’autonomie du pays en matière de recherche agronomique et soutenir les efforts de développement du secteur agricole.
La visite a également été l’occasion pour le ministre de découvrir les différents laboratoires de recherche installés au sein de cette station scientifique. Parmi eux figure le laboratoire de biotechnologie et d’amélioration des plantes, qui constitue l’un des pôles les plus importants du projet. Ce laboratoire travaille notamment sur la culture in vitro du palmier dattier, une technique permettant de produire des plants sains et de qualité, tout en contribuant à la préservation de cette espèce emblématique de l’agriculture saharienne.
Les chercheurs y utilisent également les outils de la biologie moléculaire pour accélérer le développement de nouvelles variétés de céréales, notamment le blé, l’orge et le triticale. Ces travaux s’inscrivent dans la volonté de renforcer la production nationale de céréales, un enjeu majeur pour la sécurité alimentaire du pays.
Le ministre s’est également rendu au laboratoire de production animale, où les équipes de recherche travaillent sur la valorisation des ressources génétiques animales et la préservation de la biodiversité. Les chercheurs y mènent des études visant à améliorer les performances des espèces animales locales tout en préservant leur diversité génétique. Les activités de ce laboratoire portent également sur la qualité des produits issus de l’élevage, notamment le miel.
Un autre volet important de la visite a concerné le laboratoire de technologie alimentaire, qui se consacre à l’étude de la qualité des produits agricoles transformés. Les travaux menés dans ce cadre portent notamment sur la qualité de l’huile d’olive, un produit emblématique de l’agriculture algérienne. Les chercheurs s’intéressent également à la sécurité sanitaire des aliments en utilisant des techniques modernes, notamment certaines technologies d’origine nucléaire permettant d’améliorer les méthodes d’analyse et de contrôle.
Enfin, le ministre a visité le laboratoire de bioclimatologie et d’irrigation agricole, où lui ont été présentées plusieurs innovations dans le domaine de la gestion de l’eau en agriculture. Les chercheurs y développent notamment des techniques d’irrigation intelligente permettant d’optimiser l’utilisation des ressources hydriques, un enjeu particulièrement important dans un contexte marqué par les effets du changement climatique et la raréfaction de l’eau.
Par Réda Hadi
