Brut arabe le plus cher en 2025 : Le Sahara Blend arrive à la 3ᵉ place
Malgré un contexte mondial marqué par une baisse généralisée des cours du pétrole, l’Algérie parvient à maintenir la compétitivité de son brut. Selon les dernières données publiées par l’Unité de Recherches Énergétiques basée à Washington, le Mélange saharien algérien se classe au troisième rang des pétroles arabes les plus chers durant les neuf premiers mois de l’année 2025, avec un prix moyen de 71,49 dollars le baril.

Ce classement place le brut algérien juste derrière l’Arabian Light saoudien (73,11 dollars) et le brut d’exportation koweïtien (72,43 dollars), mais devant le Basrah moyen irakien (70,99 dollars), le Murban émirati (71,44 dollars) et le Sider libyen (70,11 dollars). Bien que le Sahara Blend conserve une position honorable, il a enregistré en septembre 2025 un léger recul de 0,29 dollar par rapport au mois d’août, s’établissant à 68,95 dollars le baril contre 69,24 dollars le mois précédent. Ce repli, le plus marqué parmi les bruts arabes suivis, s’explique par la volatilité des marchés pétroliers, influencés notamment par les fluctuations de la demande mondiale et les incertitudes géopolitiques persistantes.
À l’échelle régionale, le rapport souligne une baisse généralisée du prix moyen des bruts arabes au cours des neuf premiers mois de l’année, en parallèle avec la diminution du prix moyen du panier de l’OPEP, qui s’est établi à 71,47 dollars le baril contre 82,02 dollars sur la même période en 2024. Le Brent de la mer du Nord s’est négocié en moyenne à 69,91 dollars le baril, tandis que le WTI américain s’est fixé à 66,65 dollars, confirmant la tendance baissière des marchés mondiaux.
Le mois de septembre a toutefois marqué une légère reprise des prix dans la majorité des pays producteurs. Le brut koweïtien a enregistré la plus forte hausse mensuelle (+1,48 dollar), suivi de l’Arabian Light saoudien (+1,22 dollar) et du Basrah moyen irakien (+0,80 dollar). Pour l’Algérie, cette évolution demeure globalement positive à moyen terme.
Par A. A.
