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Céréales: L’USDA révise ses prévisions pour l’Algérie

Le département américain de l’Agriculture (USDA) a actualisé ses prévisions pour le marché céréalier algérien dans son rapport de juillet 2026. Les nouvelles estimations font état d’un ajustement des besoins d’importation du pays, marqué par une révision à la baisse des achats de blé et, à l’inverse, par une hausse des importations d’orge. Ces évolutions interviennent dans un contexte mondial caractérisé par une offre plus contrainte sur plusieurs grandes cultures et une demande internationale toujours soutenue.

L’Algérie, qui figure parmi les principaux importateurs mondiaux de blé, voit ainsi ses importations pour la campagne 2025/2026 révisées à 9,3 millions de tonnes, contre une estimation précédente de 9,5 millions de tonnes. Cette correction de 200 000 tonnes traduit un ajustement des perspectives de marché sans remettre en cause la forte dépendance du pays aux approvisionnements extérieurs. Les projections de l’USDA indiquent également une poursuite du repli des importations au cours de la campagne 2026/2027, désormais attendues à 8,5 millions de tonnes.

Cette prévision s’inscrit dans une évolution observée ces dernières années, après des importations de 8,6 millions de tonnes en 2022/2023, un pic de 9,6 millions de tonnes en 2023/2024, puis 9,1 millions de tonnes en 2024/2025. Parallèlement, la consommation nationale de blé poursuit sa progression. Selon les estimations de l’USDA, elle passerait de 11,57 millions de tonnes en 2022/2023 à 12,25 millions de tonnes en 2025/2026, avant d’atteindre un niveau record de 12,575 millions de tonnes en 2026/2027. Cette évolution confirme la croissance régulière de la demande intérieure.

Pour accompagner cette consommation, l’Algérie continue de maintenir un niveau élevé de stocks stratégiques. Les stocks de clôture sont estimés à 5,93 millions de tonnes pour la campagne 2025/2026, contre 4,98 millions de tonnes trois ans auparavant. Pour 2026/2027, l’USDA les évalue à 5,956 millions de tonnes. Bien que cette estimation soit légèrement inférieure à la projection publiée en juin (6,156 millions de tonnes), elle traduit le maintien d’un important niveau de réserves destiné à sécuriser l’approvisionnement du marché. Le rapport met également en évidence un ajustement concernant l’orge. Contrairement au blé, les importations algériennes de cette céréale ont été révisées à la hausse de 200 000 tonnes pour la campagne 2025/2026. Elles sont désormais estimées à 1,1 million de tonnes, contre 900 000 tonnes auparavant, reflétant une augmentation des besoins d’approvisionnement.

Au niveau international, le rapport de juillet 2026 souligne que la production mondiale de blé devrait reculer de 3 % lors de la campagne 2026/2027, en raison de récoltes moins abondantes au Canada et aux États-Unis. Cette baisse est toutefois partiellement compensée par une progression des exportations de la Russie, de l’Ukraine et de l’Argentine, chacune voyant ses ventes augmenter de 500 000 tonnes. Les prix à l’exportation demeurent contrastés. Le blé américain reste le plus onéreux, à environ 295 dollars la tonne, tandis que les offres russes et argentines s’établissent autour de 227 dollars la tonne, renforçant leur compétitivité sur le marché mondial. Le rapport met également en lumière les profondes mutations des échanges agricoles internationaux. L’Argentine accroît fortement ses exportations de maïs vers la Chine, avec plus de 600 000 tonnes expédiées depuis avril 2026 par le groupe COFCO, illustrant la diversification des sources d’approvisionnement chinoises.

S’agissant des autres céréales, l’USDA anticipe une baisse de la production mondiale de riz, notamment en raison du recul des superficies cultivées aux États-Unis, à leur plus faible niveau depuis 1972. Dans le même temps, la demande asiatique demeure dynamique, soutenant les prix à l’exportation. Les prévisions pour le maïs font également état d’une production mondiale en retrait, principalement en raison de récoltes plus faibles dans l’Union européenne, ce qui devrait entraîner une hausse de trois millions de tonnes des importations européennes et contribuer au maintien de cours mondiaux fermes.

Dans ce contexte international marqué par une offre plus tendue et une forte volatilité des échanges, les nouvelles projections de l’USDA montrent que l’Algérie continue d’ajuster ses besoins d’importation tout en préservant un niveau élevé de stocks, afin d’assurer la sécurité de son approvisionnement en céréales.

Par S. R.

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Tags: USDA

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