03/04/2026
ACTUALITEINDUSTRIE

Croissance de 6,3 % de la production industrielle

L’économie nationale poursuit son redressement industriel. Selon les dernières statistiques publiées par l’Office national des statistiques (ONS), la production industrielle du secteur public national a enregistré une hausse de 6,3 % au deuxième trimestre 2025, contre 3,8 % à la même période de l’année précédente. Cette progression, d’une ampleur notable, traduit une dynamique de reprise soutenue par la majorité des secteurs, en particulier l’énergie, les matériaux de construction, ainsi que les industries du bois et du cuir, en nette expansion.

Globalement explique l’ONS, l’énergie, est la locomotive de la reprise. Ce secteur de  conserve son rôle de moteur de la croissance industrielle, avec une hausse de 9,2 %, un taux proche de celui enregistré au deuxième trimestre 2024 (+10,2 %). Cette évolution positive résulte principalement de la production du pétrole brut et du gaz naturel, en hausse de3 %, ainsi que du raffinage qui a bondi de 6,2 %, contre seulement 1,9 % une année auparavant. S‘agissant du secteur des hydrocarbures, le rapport de l’ONS précise qu’après quatre trimestres de stagnation, il affiche à son tour une légère embellie (+1,5 %). Seule ombre au tableau : la liquéfaction du gaz naturel continue de reculer (-9,2 %), même si la baisse reste moins marquée que les chutes enregistrées l’année précédente (-18,9 % et -16,1 %).

Pour les mines et carrières, il y a  un retour à la croissance. Après un recul de 3,7 % au premier trimestre, le secteur des mines et carrières reprend des couleurs, affichant une croissance de 1,2 %. Ce rebond s’explique par la progression notable de l’extraction du minerai de fer (+4,6 %) et de l’extraction du sel (+11,8 %). L’extraction du minerai et des matières minérales réalise même une performance spectaculaire de +62,8 %, confirmant la reprise entamée en 2024. Seules deux branches accusent encore un repli : l’extraction de la pierre, de l’argile et du sable (-0,3 %) et celle du minerai de phosphate (-10,3 %). Le rapport met aussi en relief le secteur des  matériaux de construction, dont la performance se confirme.

Ce secteur s’illustre par une forte croissance de +16,7 %, bien au-dessus du taux de 8,8 % enregistré à la même période de 2024. Cette performance est tirée par les liants hydrauliques (+15,3 %), la fabrication de matériaux rouges (+33,2 %) et la production de ciments et produits divers, qui explose à +52,2 %. Seule la branche du verre reste dans le rouge, enregistrant un troisième recul consécutif (-4,4 %). Le secteur des industries sidérurgiques, mécaniques, métalliques, électriques et électroniques (ISMMEE) enregistre un léger recul de 1,8 %, bien moindre que la chute spectaculaire de 41,7 % au trimestre précédent. Certaines branches se redressent nettement, comme la transformation de la fonte et de l’acier (-0,1 % après -59,2 %), la fabrication d’équipements métalliques (+14,7 %) ou encore la transformation des métaux non ferreux, en pleine explosion à +185 %.

En revanche, la fabrication de biens d’équipements mécaniques continue de baisser (-16,5 %), marquant un troisième trimestre consécutif de recul. Les industries chimiques ont connu quant à elles un redressement timide. Celles-ci qui avaient subi une baisse de 11,1 % au trimestre précédent, reprennent modestement avec une croissance de 2,5 %. Ce redressement s’explique par la hausse des produits pharmaceutiques (+7,3 %) et des biens intermédiaires en plastiques (+1,2 %). Toutefois, plusieurs branches restent en difficulté : la fabrication de peintures (-19,9 %), la chimie organique (-4,8 %) et les résines synthétiques (-44,8 %).

Le secteur agroalimentaire reste en repli pour le troisième trimestre consécutif, affichant une baisse de 4,7 %. La principale cause : la chute du travail des grains (-11,1 %). En revanche, certaines branches se reprennent, notamment l’industrie du lait (+2,1 %) et la production d’aliments pour animaux (+3,9 %). Le textile, pour sa part, poursuit sa décroissance à -10,4 %, malgré une atténuation de la baisse par rapport au trimestre précédent (-15,2 %). Les biens intermédiaires reculent de 2,8 %, tandis que lesbiens de consommation chutent de 18,4 %.

Ceci a pour résultat une légère augmentation des prix à la production industrielle hors hydrocarbure qui ont progressé 0,9 % au deuxième trimestre 2025, après une baisse de 2,1 % au trimestre précédent. En glissement annuel, la variation reste modeste (+0,1 %). Le secteur de l’énergie enregistre une baisse de 2,8 % des prix de l’électricité, tandis que les mines et carrières reculent de 3,1 %. Les industries diverses suivent la même tendance (-9,7 %). En revanche, les ISMMEE se distinguent avec une hausse des prix de 3,9 %, tirée par les biens intermédiaires métalliques et électriques (+12 %). Dans l’ensemble, malgré quelques disparités sectorielles, le deuxième trimestre 2025 confirme la relance industrielle du secteur public national, portée par la vigueur des branches énergétiques et manufacturières, et soutenue par une stabilisation progressive des prix à la production.

Par Réda Hadi

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