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Économie Algérienne en 2025: Les voyants sont au vert

Entre croissance soutenue, désendettement historique et redéploiement industriel, l’Algérie s’impose progressivement comme l’un des moteurs économiques de la région. C’est le principal enseignement du dernier Rapport économique arabe unifié (édition février 2026)  du Fonds monétaire arabe (FMA), qui met en lumière une consolidation notable des équilibres macroéconomiques du pays. Portée par une gestion prudente des ressources énergétiques et une accélération de la transition numérique, l’économie nationale renforce sa crédibilité auprès de ses partenaires arabes, européens et asiatiques.

Dans un contexte international marqué par l’incertitude, la stabilité institutionnelle et l’amélioration du climat des affaires apparaissent comme des atouts déterminants pour ancrer une dynamique de prospérité durable.Avec un taux de croissance du PIB estimé entre 4,1 % et 4,4 % en 2025, l’économie algérienne maintient une trajectoire ascendante. Si les hydrocarbures demeurent un pilier essentiel, la progression des secteurs hors hydrocarbures, notamment l’agriculture et l’industrie manufacturière, retient particulièrement l’attention des analystes.

Cette évolution confirme l’émergence d’un tissu productif plus diversifié et conforte la position de l’Algérie parmi les quatre plus grandes économies du monde arabe hors pays du Conseil de coopération du Golfe. Le nouveau cadre législatif sur l’investissement, davantage incitatif et protecteur, a contribué à stimuler l’afflux de capitaux étrangers et à relancer plusieurs projets structurants dans les infrastructures, l’industrie et les services.

Le rapport, qui intègre également les données de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP), confirme le rôle stratégique d’Alger sur l’échiquier énergétique international. Fournisseur clé du marché européen, couvrant plus de 25 % des besoins de certains pays comme l’Espagne, l’Algérie engage parallèlement une transformation qualitative de son modèle énergétique. Les investissements réalisés dans les complexes de raffinage d’Arzew et de Hassi Messaoud traduisent une volonté affirmée de développer des produits à plus forte valeur ajoutée et de réduire la dépendance aux exportations de brut.

Sur le plan financier, la situation algérienne se distingue par une quasi-absence de dette extérieure, estimée à moins de 1 % du PIB. Cette autonomie financière, combinée à un excédent commercial confortable et à des réserves de change couvrant plus de douze mois d’importations, constitue un véritable rempart contre les chocs externes. Malgré un environnement mondial marqué par des tensions inflationnistes persistantes, les mécanismes de subventions ciblées et de régulation des marchés ont permis de préserver le pouvoir d’achat et de stabiliser les prix des produits de première nécessité.

Le volet social occupe également une place centrale dans l’analyse du FMA. Les dispositifs d’allocation chômage, l’encouragement à l’entrepreneuriat innovant et le soutien aux start-ups participent à l’intégration des jeunes dans le tissu économique. Les niveaux de dépenses publiques consacrées à l’éducation, à la santé et aux transferts sociaux contribuent à maintenir un Indice de développement humain parmi les plus élevés d’Afrique du Nord. Toutefois, le rapport souligne la nécessité de poursuivre les réformes structurelles, notamment en accélérant la diversification économique, en généralisant l’e-paiement afin d’intégrer le secteur informel et en renforçant la sécurité alimentaire face aux aléas climatiques.

S’agissant des perspectives pour 2026, les estimations demeurent orientées positivement. Les projections évoquent une croissance pouvant se situer autour de 4,5 %, soutenue par la montée en cadence des projets industriels en cours, l’expansion des exportations hors hydrocarbures et l’amélioration progressive de la productivité nationale. La poursuite des investissements dans la pétrochimie, les mines et les énergies renouvelables devrait consolider la base productive du pays.

Par ailleurs, la modernisation du système financier, l’élargissement de l’assiette fiscale grâce à la digitalisation et la consolidation des partenariats internationaux pourraient renforcer davantage la résilience macroéconomique. Si les équilibres budgétaires restent tributaires de l’évolution des marchés énergétiques, l’année 2026 s’annonce comme une étape charnière pour transformer l’embellie conjoncturelle en croissance structurelle durable.

Par Selma R.

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