L’Algérie ambitionne de renforcer les exportations de produits pharmaceutiques et de dispositifs médicaux, qui ont atteint environ 52 millions de dollars en 2025, avec une présence dans 33 pays, dont 18 pays africains.
Cette orientation a été réaffirmée mardi à Alger par le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, qui a annoncé l’adoption de la première liste nationale des médicaments essentiels, appelée à contribuer à l’orientation de la production et des investissements vers les besoins prioritaires du pays et les marchés extérieurs.

Intervenant lors d’une journée d’étude et de formation consacrée aux procédures d’exportation des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux, le ministre a souligné l’importance de valoriser les capacités industrielles développées par l’Algérie au cours des dernières années, en vue d’accroître la présence des produits nationaux sur les marchés internationaux.
Les exportations réalisées en 2025 constituent une avancée pour le secteur, même si elles demeurent en deçà de son potentiel. Selon le ministre Kouidri, l’Algérie dispose d’un tissu industriel pharmaceutique en développement et abrite environ 30 % des usines pharmaceutiques du continent africain. Ceci est considéré comme un atout pour renforcer ses échanges avec les pays de la région.
Dans cette perspective, les pouvoirs publics entendent consolider les acquis du secteur et favoriser l’émergence de nouveaux débouchés commerciaux, notamment en Afrique, où les besoins en médicaments et en dispositifs médicaux offrent des possibilités de développement. Le ministre a rappelé que la conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments et les technologies de santé, organisée en novembre 2025, avait permis la conclusion de contrats d’exportation de produits pharmaceutiques algériens vers plusieurs pays, contribuant à renforcer les perspectives commerciales des entreprises nationales. « L’objectif est désormais d’accroître les exportations en 2026 et de consolider durablement la présence des opérateurs algériens à l’international », affirme-t-il.
Dans ce cadre, l’adoption de la première liste nationale des médicaments essentiels constitue une étape importante dans l’organisation de la production pharmaceutique. Selon le ministre, cette liste « servira de référence pour définir les priorités nationales en matière de garantie de la disponibilité durable des médicaments essentiels, renforcer les capacités de production nationales et orienter les investissements vers les types de médicaments prioritaires sur les plans sanitaire et stratégique, en vue de leur exportation vers les marchés extérieurs ». Elle contribuera significativement à la définition de la stratégie nationale en matière de production de médicaments en Algérie.
Par Zahir R.



