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Importation de véhicules: De nouvelles marques débarquent en Algérie

Le marché automobile connaîtra l’introduction incessamment de nouvelles marques automobiles. Des voitures de marques françaises à l’instar de Peugeot et Renault, en plus d’autres asiatiques notamment du Japon «Suzuki» et «Toyota» marqueront leur retour sur le marché algérien dès 2024.

L’annonce a été faite par Mokdad Aggoun, directeur de l’intelligence économique au ministère de l’Industrie et de la Production pharmaceutique et président du secrétariat technique chargé du suivi du dossier automobile. Ce dernier a assuré que 13 nouvelles autorisations provisoires d’importation de véhicules ont été attribuées à des constructeurs automobiles européens et asiatiques.

Dans ce même contexte, le même responsable a indiqué que « 13 marques automobiles européennes et asiatiques, dont la japonaise « Suzuki », ont obtenu leur autorisation pour entamer les opérations d’importation et alimenter le marché algérien en véhicules ».

ll en est de même du géant Japonais « Toyota » dont le segment a été élargi aux bus, ajoute Mokdad Aggoun, qui a relevé que la forte présence des marques chinoises « est due à leur volonté d’investir en Algérie », notant que « l’importation sera temporaire en attendant le passage à la production ».

Questionné sur la hausse des voitures neuves importées, Mokdad Aggoun l’a expliqué par une hausse des prix à la source. Depuis la crise sanitaire Covid-19, les prix des voitures avaient connu une augmentation significative, en passant pour certains de 4 000 euros à 7000 voir 9000 euros, a-t-il noté. Cette situation est due principalement à la hausse des tarifs du fret et de la main d’œuvre. La solution pour lui est de passer à la production en local pour réduire les coûts et faire baisser les prix des voitures. D’ailleurs, dans sa stratégie le gouvernement vise à asseoir une véritable industrie automobile dans les cinq prochaines années.

Le même responsable a expliqué que l’ouverture du marché à l’importation n’est qu’une étape provisoire en attendant un passage progressif à la fabrication ici en Algérie. Dans une déclaration à la chaîne de télévision « Echorouk news», le chargé du dossier automobile a rappelé que l’Etat était contraint de recourir à l’importation « temporaire» pour répondre à une forte demande sur les véhicules, après un arrêt depuis 2017 et l’échec du système CKD/SKD.

Le même responsable a expliqué que l’ouverture du marché à l’importation n’est qu’une étape provisoire en attendant un passage progressif à la fabrication ici en Algérie. C’est à partir de septembre dernier, avec la mise sur le marché de véhicules neufs que les prix ont commencé de reculer. Cette tendance devrait se poursuivre en dans les prochains mois, d’autant plus, que 180 000 véhicules, dont un tiers est des voitures touristiques sont prévus dans le cadre de la LF 2023.

Plusieurs marques automobiles ont manifesté leur intérêt pour s’installer en Algérie. Selon le même intervenant, pas moins de 36 constructeurs de différents segments (automobile, engins, camion, tracteurs, vélo, motos) qui veulent s’implanter en Algérie. Après avoir rappelé que la marque Fiat a déjà entamé la réalisation de son usine à Oran, dont le début de la production est prévu avant fin 2023, le constructeur «Cherry» qui prévoit la réalisation d’une usine à Bordj Bou Arreridj, Mokdad Aggoun a annoncé une troisième usine qui sera montée par la marque «Geely». Il y a également la marque Coréenne «Hyundai» qui a manifesté son intérêt à réaliser une usine en Algérie. Cette marque a un délai de 24 mois pour le lancement effectif de son projet pour la fabrication de voitures touristiques, indique-t-il, en précisant que cette marqué n’a décroché encore un agrément en tant que concessionnaire. L’intervenant a cité également la marque « JAC» pour la fabrication de camions.

Ces derniers sont soumis à un cahier de charges strict, dont les temps d’intégration physiques sont fixés. Dans le détail, 10% d’intégration à partir de la deuxième année, 20% à partir de la troisième année et 30 % à la cinquième année, précise le représentant du ministère. 

Par Sirine R.

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