L’Algérie renforce sa production d’acier
La production d’acier brut de l’Algérie a enregistré en octobre une hausse significative de 15 % par rapport à la même période de l’année 2024, atteignant 460 000 tonnes. Cette performance confirme la montée en puissance de l’industrie sidérurgique nationale en 2025 et propulse le pays au rang de troisième producteur d’acier du monde arabe, grâce à une progression particulièrement marquante au cours du mois étudié.

Cette dynamique place l’Algérie parmi les marchés les plus performants de la région, à un moment où la croissance nord-africaine demeure plus modérée. L’évolution positive observée en octobre n’est d’ailleurs pas isolée : elle s’inscrit dans une tendance ascendante continue tout au long de l’année. Selon le dernier rapport de l’Union Arabe du Fer et de l’Acier (AISU) couvrant la période janvier–octobre, la production cumulée du pays a atteint 4,52 millions de tonnes, en hausse de 22,2 %. Il s’agit de l’une des progressions les plus fortes du monde arabe. Seuls l’Égypte et l’Arabie saoudite affichent des volumes supérieurs, confirmant la place de l’Algérie dans le trio de tête régional.
Cette avancée résulte directement des investissements publics et privés engagés dans la filière ainsi que de l’amélioration du rendement des complexes sidérurgiques nationaux. Dans l’ensemble de l’Afrique du Nord, l’Algérie apparaît désormais comme le principal moteur de croissance. Alors que l’Égypte reste stable et que le Maroc progresse à un rythme plus lent, le renforcement des capacités algériennes contribue de manière déterminante à l’évolution régionale. Sur les 1,63 million de tonnes produites en Afrique du Nord en octobre, près d’un tiers provient des unités implantées en Algérie.
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte arabe globalement favorable, marqué par une hausse de 7,2 % de la production régionale durant les dix premiers mois de l’année. Dans cette tendance générale, l’Algérie tire nettement vers le haut la performance nord-africaine, consolidant un peu plus chaque mois son rôle de pôle sidérurgique stratégique.
Dans un pays engagé dans de vastes programmes d’infrastructures, de logement et de développement industriel, cette croissance soutenue renforce les capacités d’approvisionnement nationales tout en réduisant la dépendance aux importations. La place de l’Algérie dans le secteur arabe de l’acier ne relève plus d’une simple progression conjoncturelle : elle s’impose désormais comme un acteur majeur, solidement ancré dans le trio de tête régional.
Par ailleurs, la production mondiale d’acier brut a atteint 571,6 millions de tonnes durant les premiers mois de l’année 2025, avec une baisse de 2,1 % en glissement annuel, selon le même rapport de l’Union arabe du fer et de l’acier.
Dans son dernier rapport publié sur son site électronique, l’Union a précisé que la production mondiale d’acier brut dans les pays membres de l’Association mondiale de l’acier (World Steel Association), regroupant 70 Etats, a atteint 143,3 millions de tonnes pour le seul mois d’octobre dernier, avec une baise estimée à 5,9 % en glissement annuel.
Par M. A.
