Lancement imminent de la mine de zinc-plomb
Une délégation ministérielle conduite par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a effectué hier, une visite de travail dans la wilaya de Béjaïa afin de s’enquérir de l’état d’avancement des préparatifs pour le lancement de l’exploitation de la mine de zinc-plomb située dans les communes d’Amizour et de Tala Hamza.

La délégation comprenait également le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, la secrétaire d’État chargée des Mines Karima Bakir Tafer, ainsi que des responsables du secteur minier, dont le directeur général du groupe Sonarem et le PDG de Entreprise nationale des produits miniers non ferreux et des substances utiles.
Au cours de la visite, la délégation a inspecté les travaux d’aménagement de l’accès à la mine et a suivi un exposé technique portant sur le projet de liaison du site minier à l’Autoroute Est-Ouest. Cette infrastructure vise à faciliter le transport des équipements et des matériaux nécessaires à l’exploitation, tout en assurant une meilleure fluidité logistique. À cette occasion, M. Arkab a souligné que ce projet minier figure parmi les plus importants du secteur en Algérie, compte tenu de ses dimensions économiques et de développement. Il a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux des différentes étapes du projet afin de garantir le respect des délais et des normes techniques les plus élevées.
Considéré comme l’un des plus grands gisements au monde, le projet de la mine de Tala Hamza-Oued Amizour devrait marquer une nouvelle étape dans le développement économique de la région. Avec des réserves estimées à près de 34 millions de tonnes exploitables, ce gisement permettra à l’Algérie de renforcer sa présence sur le marché international du zinc et du plomb.
S’étendant sur une superficie de 234 hectares, la mine devrait produire, dans une première phase, environ 170 000 tonnes de concentré de zinc et 30 000 tonnes de plomb par an, avec une montée en puissance pouvant atteindre 250 000 tonnes de zinc. Cette capacité placerait le pays parmi les producteurs significatifs sur le marché mondial.
Le projet est porté, rappelle-t-on, par la joint-venture Western Mediterranean Zinc, qui associe Sonarem à la société australienne Terramin. L’investissement global est estimé à plus de 470 millions de dollars et comprend également la réalisation d’une usine de transformation destinée à valoriser localement le minerai extrait.
Au-delà de l’exploitation minière, ce projet devrait générer d’importantes retombées économiques pour la région, notamment à travers la création de 700 à 800 emplois directs et près de 4 000 emplois indirects, tout en dynamisant des secteurs connexes tels que le transport ferroviaire et l’activité du port de Béjaïa.
La délégation ministérielle a également rencontré les habitants du village d’Aït Bouzid, dont certains terrains sont concernés par des procédures d’expropriation. Les discussions ont porté sur les modalités d’indemnisation, les autorités réaffirmant leur engagement à garantir les droits des citoyens concernés conformément aux procédures légales.
Selon les responsables, un compromis est en voie d’être trouvé afin de lever les dernières contraintes et permettre le lancement effectif de l’exploitation de ce projet stratégique, attendu dès mars 2026. Au-delà de ses retombées économiques, la mine de Tala Hamza-Amizour devrait contribuer à la valorisation des ressources minières nationales, au renforcement de la souveraineté économique du pays et à la diversification de l’économie nationale.
Par Z R.
