AFRIQUE

Maroc: Rabat n’est plus la juridiction minière la plus attractive en Afrique

En 2021, le Maroc s’est hissé à la 2ème place mondiale des juridictions minières les plus attractives, si on tient compte de la politique minière. Cela a permis au pays d’Afrique du Nord de devenir la juridiction africaine la plus attractive, tous critères confondus, devant le Ghana et la Guinée.

Le Botswana est redevenu la juridiction minière la plus attractive en Afrique en 2022, devant le Maroc (2ème), selon le classement annuel du Fraser Institute publié début mai. Le rapport, qui a évalué 62 juridictions à travers le monde l’année dernière, précise que le Botswana, seul pays africain du top 10 mondial, a aussi récupéré la deuxième place mondiale occupée en 2021 par le Maroc, quand on tient seulement compte de la politique minière.

Depuis plus de deux décennies, le think-tank canadien Fraser Institute classe chaque année un certain nombre de juridictions minières à travers le monde, en tenant aussi bien compte de leur politique minière (disponibilité de la main-d’œuvre, régime fiscal, système juridique, etc.) que de leur potentiel minéral. Sur ce dernier point, le Maroc dégringole à la 17ème place mondiale cette année, et passe derrière le Botswana à l’échelle du continent.

Selon les personnes interrogées, les préoccupations des investisseurs se sont accrues sur un certain nombre de questions, notamment l’application des réglementations existantes, la réglementation du travail et les accords sur l’emploi ou encore les litiges fonciers. Le Botswana a en revanche profité d’une diminution des inquiétudes liées à l’incertitude concernant les zones protégées, les infrastructures, la stabilité politique et les réglementations du travail ainsi que les accords d’emploi.

Les limites d’un classement apprécié

Si le classement du Fraser Institute est assez apprécié dans l’industrie minière mondiale, et abondamment relayé chaque année par la presse spécialisée, il faut souligner qu’il suscite aussi des interrogations. Les bonds au classement suivis l’année suivante de dégringolades, alors qu’aucun changement majeur n’est intervenu dans les pays concernés, illustrent les limites de la méthodologie utilisée, à savoir les réponses d’une poignée d’acteurs locaux. En 2022 par exemple, le think tank précise que son évaluation du Maroc s’est basée sur seulement cinq à neuf réponses obtenues à son questionnaire.

lesenjeuxeco

Share
Published by
lesenjeuxeco
Tags: MarocRabat

Recent Posts

10e édition de « Seeds for the Future 2026 »: Huawei Algérie accompagne 30 étudiants algériens en Chine

Huawei Algérie poursuit son engagement en faveur du développement des jeunes talents, en participant à…

14 heures ago

Campagne labours-semailles 2026-2027: L’OAIC renforce son dispositif d’accompagnement des agriculteurs

Les 78 guichets uniques de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), déployés à travers le…

14 heures ago

Un budget de 20,48 milliards de DA alloué au secteur minier: L’accélération des projets structurants en priorité

Le secteur des mines s’engage à accélérer la valorisation des ressources naturelles nationales en 2027,…

14 heures ago

Solidarité nationale: 270 milliards de DA de budget prévus dans le PLF 2027

Les crédits alloués au secteur de la solidarité nationale devraient connaître une nouvelle hausse en…

14 heures ago

Projet Baladna El Djazair: 50 jeunes en formation pour répondre aux besoins en main d’œuvre qualifiée

Une session de formation au profit de 50 jeunes a été lancée, dimanche à l’Institut…

14 heures ago

Le président de la République reçoit le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu, dimanche, le ministre tunisien des…

14 heures ago