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Nouvelle Banque de développement des BRICS: L’Algérie veut devenir actionnaire

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que l’Algérie avait demandé officiellement à rejoindre la Nouvelle Banque de développement des BRICS, avec une première contribution à hauteur de 1,5 milliard de dollars,  confirmant ainsi son vœu exprimé en, juin dernier, lors du au Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF)

«Nous avons demandé officiellement à rejoindre le groupe des BRICS et sa Nouvelle Banque de développement en tant qu’actionnaire avec une première contribution à hauteur de 1,5 milliard de dollars», a précisé le président de la République dans une entrevue accordée à la Télévision centrale de Chine « CCTV », en marge de la visite d’Etat qu’il a effectuée dans ce pays.

La décision politique de créer une banque au sein des BRICS avait été prise en 2013 lors du sommet de Durban (Afrique du Sud). Le début de ses travaux avait été officialisé par la première réunion du conseil des gouverneurs le 7 juillet 2015, à Moscou.

La banque de développement des Brics, suscite un réel engouement, car l’Egypte qui est aussi candidate pour intégrer ce groupe, est actionnaire depuis Février dernier, à cette banque.

Pour le Président Tebboune, c’est en parfaite adéquation à la politique  adoptée par l‘Algérie pour une économie multipartite une cette action  été engagée expliquant que  «Nous œuvrons également pour un monde multipolaire» et «nous réclamons, avec la Chine, la révision de plusieurs aspects relatifs aux institutions onusiennes, pour ne citer que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM), qui ne servent plus les pays pauvres et émergents», a souligné le président de la République, soutenant que «le groupe des BRICS nous est plus favorable».

Les économistes soutiennent cette adhésion car cela  donne à l’Algérie le pouvoir de négocier dans sa monnaie locale, et ainsi préserver sa monnaie forte.

Outre l’actionnariat à la banque de développements des Brics, les avantages que ce groupement offre à notre pays sont nombreux.

Tant sur  le plan politique que diplomatique, car cela mettrait l’Algérie, pays pionnier du non-alignement, à l’abri des tiraillements entre les deux pôles,  car l’approche de l’Algérie concerne l’instauration d’un nouvel ordre mondial qui repose sur la parité et l’équité entre les pays. Et  bien que l’adhésion fût tributaire de conditions économiques, l’Algérie y satisfait en grande partie.

A ce sujet, d’aucuns affirment que l’Algérie dispose d’autres points forts pour consolider son dossier, mais le grand challenge est de poursuivre les efforts sur le plan économique.

L’Algérie, qui prévoit donc de déposer sa candidature, doit accentuer ses efforts dans le développement de ses capacités de production dans tous les secteurs d’activité  En effet, les pays membres de ce bloc, qui représentent la force économique du futur, enregistrent une croissance à deux chiffres.

Dans leur volonté d’élargissement à d’autres pays, les membres des Brics exigent des pays candidats d’avoir une croissance égale ou supérieure à 5 % par an.

Et ce d’autant plus que la position géographique stratégique du pays est un atout majeur. Car l’un des objectifs du Brics est de pouvoir jouer un rôle dans le contrôle du commerce international et de faire face aux organisations qui veulent dominer l’économie mondiale.

De nombreux avantages

Selon de nombreux experts, une nouvelle adhésion à ce groupe d’influence pourrait offrir aux pays candidats diverses opportunités leur permettant d’accroître les partenariats économiques et d’impulser les investissements structurants avec les pays membres.

Le groupe Brics, qui compte près de 40% de la population mondiale, 25% du PIB mondial et 18% du commerce international, offre de nombreux avantages, comme l’accès aux financements via la Nouvelle banque de développement (New Development Bank), créée en 2014 et dont le siège se trouve à Shanghai, en Chine

Cette dernière, qui joue le rôle d’une banque centrale, offre de nombreuses opportunités. Elle permet l’accès aux financements, de fructifier les échanges commerciaux et d’avoir accès à un système de financement alternatif au dollar américain et au système financier international Swift.

Par Réda Hadi

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