03/04/2026
ACTUALITENATIONAL

Nouvelle organisation du secteur du transport : Le ministre annonce une série de mesure

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a annoncé une série de mesures d’envergure destinées à restructurer le secteur du transport et à répondre concrètement aux préoccupations des professionnels. Ces annonces font suite à une rencontre de travail avec les représentants syndicaux des transporteurs, une réunion pivot consacrée à l’examen des difficultés structurelles du terrain et aux perspectives de réforme globale du domaine.

Après avoir attentivement écouté les doléances des partenaires sociaux, le ministre a souligné que la complexité de certains dossiers nécessite une réflexion approfondie et une concertation permanente entre l’administration et les professionnels du secteur. « Un certain nombre de questions soulevées aujourd’hui nécessitent l’organisation d’ateliers de travail spécialisés réunissant l’ensemble des acteurs du secteur », a-t-il expliqué, précisant que cette approche participative est la seule voie pour aboutir à des solutions pragmatiques et adaptées aux réalités locales.

L’une des priorités de cette réforme porte sur le renouvellement du parc national, avec l’importation d’autobus décidée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Le ministre Sayoud a apporté des précisions sur la gestion de cette flotte, soulignant qu’elle répondra à une planification rigoureuse. 

«Les modalités d’attribution des bus importés seront définies au niveau du gouvernement afin de garantir une répartition équitable et adaptée aux besoins des différentes wilayas », a-t-il indiqué, précisant que la priorité sera donnée aux régions accusant un déficit de couverture. Dans cette même optique de modernisation, le ministre a ouvert un dialogue technique sur le retrait des véhicules ayant dépassé trente ans de service.

À cet effet, il a instruit le secrétaire général du ministère de recevoir les représentants de la profession pour étudier leurs propositions techniques. «Nous devons travailler ensemble pour trouver les mécanismes les plus appropriés pour retirer progressivement les bus ayant dépassé trente ans de service », a-t-il affirmé, rappelant que cette mesure est impérative pour garantir la sécurité des usagers et relever la qualité du service public. Pour encadrer l’ensemble de ces mutations, les services du ministère ont finalisé une feuille de route stratégique, élaborée en collaboration avec les différents acteurs du domaine.

Ce document prévoit une simplification des procédures administratives, notamment pour l’octroi des autorisations d’exploitation. « Nous avons préparé une feuille de route complète pour organiser le secteur du transport en concertation avec les différents intervenants », a souligné le ministre. Ce nouveau cadre permettra aux opérateurs de mieux exploiter les lignes actuelles ou d’en solliciter de nouvelles selon l’évolution de la demande.

Parallèlement, Sayoud a insisté sur l’urgence d’actualiser les plans de circulation au sein des wilayas afin de les harmoniser avec les nouvelles réalités démographiques et l’extension urbaine. « L’actualisation des plans de circulation permettra de créer un environnement de travail plus organisé et plus flexible pour les professionnels tout en améliorant les services offerts aux citoyens », a-t-il déclaré. Il a également justifié le récent mouvement des directeurs de transport par la volonté de dynamiser la gestion locale et de renforcer l’efficacité administrative : « Cette mobilité au niveau des directions du transport vise à donner un nouvel élan au secteur et à améliorer la gestion de proximité».

Le ministre n’a pas manqué de rappeler les acquis déjà consolidés pour soutenir la profession, citant l’octroi facilité d’autorisations pour les taxis et l’ouverture de lignes supplémentaires pour les bus. « Ces mesures visent à organiser davantage l’activité et à permettre aux transporteurs de travailler dans un cadre plus clair et plus stable », a-t-il assuré. Il a conclu sur les chantiers de réforme des infrastructures, notamment les gares routières, qui feront l’objet d’une révision réglementaire. « Plusieurs chantiers de réforme sont ouverts, notamment en ce qui concerne la gestion des gares routières et la révision de certains textes réglementaires pour les adapter aux évolutions du secteur », a-t-il souligné.

De leur côté, les représentants syndicaux ont exprimé leur satisfaction quant à l’écoute des autorités, saluant particulièrement l’arbitrage du président de la République en faveur de leurs revendications. En conclusion, Saïd Sayoud a tenu à remercier le chef de l’État pour ses décisions décisives ainsi que l’ensemble des institutions pour leur accompagnement. Il a terminé son intervention en rappelant que la réussite de cette transformation dépend de l’engagement de tous : « La volonté et la détermination de l’administration et des transporteurs permettront de réussir les réformes engagées et d’organiser durablement ce secteur vital ».

Nouveau code de la route : « Tous les articles objet de désaccord réexaminés »

Par ailleurs, le ministre a assuré que les dispositions du nouveau Code de la route ayant suscité des réserves de la part des transporteurs ont été réexaminées dans un esprit de concertation. Il a expliqué que les protestations des professionnels ont conduit à l’intervention des plus hautes autorités de l’État, notamment du président de la République Abdelmadjid Tebboune.

Ce processus a abouti à la mise en place d’une commission paritaire entre les deux chambres du Parlement, chargée d’examiner les onze articles contestés après l’adoption du texte au Conseil de la nation. Selon le ministre, plusieurs dispositions ont été reformulées et certains termes liés à la criminalisation ont été supprimés afin de lever toute ambiguïté. Il a souligné que l’objectif des pouvoirs publics est d’aboutir à un texte équilibré renforçant la sécurité routière tout en tenant compte des préoccupations des professionnels du transport. Il a enfin réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre le dialogue avec les syndicats afin de garantir une application consensuelle du nouveau cadre législatif.

Par Selma R.

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