03/04/2026
ACTUALITEENERGIENATIONAL

Ouverture de la 13ᵉ édition du NAPEC 2025 : L’Algérie plaide pour l’augmentation des investissements

C’est aujourd’hui, à Oran, qu’a été inaugurée la 13ᵉ édition du Salon international «Africa & Mediterranean Energy & Hydrogen Exhibition and Conference (NAPEC 2025 NAPEC, placée sous le slogan : «Accélérer l’énergie de demain et réaliser un mix énergétique efficace à travers les partenariats, l’investissement, l’innovation et la technologie ».

 Lors de son discours à l’ouverture de cet événement important, le ministre d’État, ministre de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, a souligné que cette édition du NAPEC s’inscrit dans un contexte mondial marqué par de profonds bouleversements énergétiques et une instabilité géopolitique accrue. Il a précisé que les défis du changement climatique, la nécessité d’assurer la sécurité énergétique mondiale et l’impératif de diversification des sources d’énergie imposent à tous les pays, y compris à l’Algérie, une réflexion stratégique et une action coordonnée.

Selon le ministre, le NAPEC représente l’un des principaux leviers pour accompagner la transition énergétique du pays. Le thème de cette édition illustre parfaitement les ambitions de l’Algérie en matière de développement durable et de modernisation du secteur. Après avoir rappelé les progrès réalisés dans le domaine des infrastructures énergétiques et des découvertes de nouveaux gisements, M. Arkab a évoqué les recommandations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) appelant à une utilisation plus rationnelle de l’énergie. Le ministre a également souligné que la consommation énergétique mondiale est appelée à croître davantage, d’où la nécessité pour l’Algérie d’attirer plus d’investissements.

Il a rappelé que la nouvelle loi sur l’investissement ouvre largement la voie aux opérateurs étrangers et les a invités à s’impliquer davantage dans les opportunités qu’offre le pays, précisant que près d’un milliard de dollars ont déjà été investis cette année dans le secteur de l’énergie. « La porte est ouverte », a-t-il affirmé.

Hydrocarbures : un levier de modernisation et de partenariat

« Les hydrocarbures demeurent une composante essentielle de notre économie et un moteur de développement », a déclaré M. Arkab. Grâce à une nouvelle loi plus attractive et à un climat d’investissement en constante amélioration, plusieurs partenariats stratégiques ont été conclus avec de grandes compagnies internationales.  L’objectif, a-t-il ajouté, est clair : augmenter la production, valoriser davantage le gaz naturel et encourager les investissements dans l’exploration et la transformation locale. « J’invite l’ensemble des partenaires présents à renforcer leurs liens avec l’Algérie, à explorer de nouvelles synergies et à investir dans les projets porteurs que notre pays propose — qu’il s’agisse d’exploration pétrolière, de valorisation gazière, d’énergies renouvelables ou d’industries minières », a-t-il lancé. Le ministre a aussi rappelé que l’Algérie accélère sa transition énergétique, en développant un vaste programme d’énergies renouvelables, axé sur le solaire et l’éolien, tout en explorant les perspectives prometteuses de l’hydrogène vert et bleu. Le NAPEC 2025 constitue à cet égard une plateforme privilégiée pour échanger sur ces nouvelles filières et identifier les opportunités de coopération industrielle et scientifique. Selon lui, l’ambition de l’Algérie est de faire du secteur de l’énergie un moteur d’innovation et de développement territorial, notamment à travers la formation, la recherche et l’intégration des compétences nationales. « Nous encourageons les start-up, les universités et les instituts de recherche à contribuer activement à la transformation du secteur. C’est ensemble que nous construirons une économie énergétique résiliente, compétitive et respectueuse de l’environnement », a-t-il conclu.

Innovation et technologie au cœur du débat

Pour sa part, Hachichi PDG de Sonatrach, a spécifié, dans son allocution,  que le slogan actuel de cette édition incarne concrètement une ambition commune à laquelle nous adhérons tous, et qu’elle repose sur quatre piliers fondamentaux et interdépendants. Il s’agit, en premier lieu, du partenariat dans  l’investissement en tant que levier décisif pour booster les projets et concrétiser les ambitions. En second lieu, l’investissement en tant que levier décisif pour booster les projets. En troisième lieu, il y a, bien sûr aussi l’innovation, moteur du renouveau et du développement. Enfin, en quatrième lieu, on retrouve la technologie. Dans cette perspective, il parait évident que le débat sur l’énergie, dans le contexte des profondes mutations que connaît le monde actuel, ne se limite plus aujourd’hui aux questions de disponibilité ou de prix, mais intègre aussi la capacité à disposer d’une énergie propre, sûre et durable.

A ce stade, l’apport de la technologie moderne mérite ici d’être souligné, car il nous ouvre de nouvelles perspectives pour repenser les modes de production et les modes de consommation jusque-là en vigueur. Mourad Adjal, Ministre de l’énergie et des énergies renouvelables a précisé pour sa part   qu’en tant que ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, il s’inscrivait dans cette orientation. L’un des axes majeurs qu’il a mis en avant est la nécessité d’un mix énergétique efficace, intégrant plusieurs sources (hydrocarbures, renouvelables, hydrogène. Et ce en  mettant l’accent sur l’innovation, la technologie, la numérisation et l’intelligence artificielle dans le secteur énergétique pour accompagner cette transition. Pour lui les efforts de l’Algérie, visent le but de 0% de méthane, à moyen termes.

De notre envoyé spécial Reda Hadi

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