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Parité de pouvoir d’achat et maîtrise des prix: La résilience de l’économie nationale confirmée en 2026

En 2026, l’économie algérienne confirme sa capacité de résistance dans un environnement international incertain, en s’appuyant sur deux piliers majeurs : la solidité de son positionnement selon la parité de pouvoir d’achat (PPP) et une maîtrise relative des tensions inflationnistes. Les dernières projections du Fonds monétaire international mettent en lumière une trajectoire globalement stable, traduisant une résilience qui tend à s’inscrire dans la durée.

L’un des indicateurs les plus révélateurs de cette dynamique demeure le classement de l’Algérie parmi les plus grandes économies arabes selon le critère de la parité de pouvoir d’achat. Avec un produit intérieur brut estimé à 915,79 milliards de dollars en 2026, le pays occupé la quatrième place à l’échelle arabe. Ce positionnement reflète une réalité économique plus profonde que celle mesurée aux taux de change nominaux, en intégrant les niveaux de prix locaux et la capacité réelle de consommation. Il met ainsi en évidence la force du marché intérieur et la capacité de l’économie nationale à générer et à redistribuer la richesse.

Ce rang conforte également la place de l’Algérie comme acteur économique de premier plan en Afrique du Nord, où elle se positionne comme la deuxième puissance régionale. À l’échelle internationale, son classement parmi les quarante premières économies témoigne d’une montée en puissance progressive, portée par une base productive élargie et par une demande intérieure soutenue. Parallèlement, la stabilité des prix constitue un autre facteur clé de cette résilience. L’inflation devrait se situer autour de 3,9 % en 2026, après avoir été contenue à 3,5 % l’année précédente.

Ce niveau relativement modéré, dans un contexte mondial marqué par des pressions inflationnistes persistantes, traduit les efforts de régulation engagés et contribue à préserver le pouvoir d’achat des ménages. Il renforce également la visibilité économique, un élément déterminant pour la confiance des investisseurs.

Sur le plan de la croissance, l’économie algérienne devrait enregistrer une progression de 2,9 % en 2026. Bien que ce rythme marque un léger ralentissement par rapport aux années précédentes, il confirme néanmoins la solidité des fondamentaux macroéconomiques. Cette évolution s’explique en partie par l’ajustement à un environnement extérieur plus contraignant, mais aussi par la transition progressive vers un modèle économique plus diversifié.

En effet, la performance enregistrée repose en grande partie sur les retombées positives du secteur énergétique, notamment grâce à une demande soutenue en gaz naturel. Les revenus générés ont permis de renforcer les réserves de change et de financer des projets structurants dans les secteurs des mines et de l’industrie de transformation. Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à valoriser les ressources nationales et à développer des chaînes de valeur à plus forte intensité industrielle.

Dans le même temps, la dynamique de diversification commence à produire ses effets. L’extension des activités hors hydrocarbures, conjuguée à une amélioration progressive du climat des affaires, contribue à renforcer la capacité productive de l’économie et à réduire sa vulnérabilité aux chocs externes. La taille du marché intérieur et la proximité du seuil du trillion de dollars en PPP renforcent, par ailleurs, l’attractivité du pays pour les investissements étrangers. Certes, certains défis demeurent, notamment en ce qui concerne l’équilibre extérieur, avec un déficit courant attendu autour de 3,8 % du PIB. Toutefois, cette évolution s’inscrit dans une phase de transformation économique, marquée par une augmentation des importations liées aux investissements et au développement de nouvelles filières productives.

Dans ce contexte, l’année 2026 apparaît comme une étape de consolidation pour l’économie algérienne. La combinaison d’une inflation maîtrisée et d’un positionnement solide selon la parité de pouvoir d’achat illustre une résilience réelle, soutenue par des choix économiques orientés vers la stabilité et la diversification. Au-delà des chiffres, ces indicateurs traduisent une transformation progressive du modèle économique national. L’Algérie semble ainsi s’inscrire dans une trajectoire ascendante, avec l’ambition de renforcer durablement sa place parmi les économies émergentes les plus influentes de la région.

Par S. R.

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