Plusieurs contrats signés dans le domaine industriel à l’IATF 2025: Le « made in Algeria » s’impose en Afrique
L’Algérie confirme sa montée en puissance sur le plan économique africain. À l’occasion de la Foire du commerce intra-africain (IATF 2025) qui se poursuit à Alger, plusieurs entreprises et groupes industriels algériens ont signé une série d’accords commerciaux, de protocoles d’entente et de contrats d’exportation, consolidant ainsi leur position de leaders régionaux.
Ce succès marque une percée notable de l’industrie algérienne, de plus en plus tournée vers l’international, en particulier les marchés africains en forte croissance. En effet, hier mardi, des contrats et accords portant sur plusieurs milliards de dollars ont été conclus dans des secteurs vitaux tels que la sidérurgie, l’industrie agroalimentaire, les matériaux de construction et les petites et moyennes entreprises.
S’ajoute à cela la signature d’un contrat d’approvisionnement entre le Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA) et la société « Ciment du Nord Mauritanien » pour l’approvisionnement du marché mauritanien. Une quantité de 360 000 tonnes de clinker sera ainsi exportée vers la Mauritanie, destinée à l’alimentation de deux usines à Nouakchott et Nouadhibou.
À cela s’ajoute la conclusion de trois accords entre l’entreprise « Amimer Energy » et des sociétés tchadiennes. De même, trois accords ont été signés entre la société « Chery » et des entreprises algériennes dans le cadre de la sous-traitance.
Pour sa part, le groupe « SNS », spécialisé dans la sidérurgie, a conclu plusieurs protocoles préliminaires d’une valeur globale de 950 millions de dollars avec des entreprises internationales et africaines dans le domaine du développement d’activités industrielles. La cérémonie de signature s’est déroulée en marge de la participation du Holding SNS à la 4ᵉ édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), en présence du Secrétaire général du ministère de l’Industrie, Salem Ahmed Zaid, du PDG de la société, Adel Khemane, du Directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), Omar Rekkache, du président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula, ainsi que de cadres du ministère de l’Industrie, de la société et de ses filiales. Il s’agit de la signature de huit protocoles avec des entreprises du Sénégal, d’Égypte et de Chine, qui permettront, selon les explications fournies, de renforcer la coopération industrielle, de soutenir les capacités nationales en termes de fabrication, de qualité et d’exportation, et de créer des emplois directs et indirects aux niveaux local et régional.
L’autre société leader dans la sidérurgie, à savoir la société algéro-qatarie de sidérurgie (AQS), a signé trois contrats d’exportation de ses produits vers des pays d’Afrique de l’Ouest, pour une valeur totale de 420 millions de dollars américains. Un accord a été signé avec la société Uni Steel d’une valeur de 195,624 millions de dollars, une convention avec la société libyenne « Al-Najah » d’un montant de 98,280 millions de dollars, ainsi qu’un contrat commercial de 5,395 millions de dollars qui sera exécuté au cours du mois de septembre, et enfin un accord avec la société nigériane « Al-Sahel » d’un montant de 121 millions de dollars. De son côté, la société holding algérienne des spécialités chimiques « ACS » a signé 10 accords et contrats commerciaux avec la Mauritanie, la Guinée, le Sénégal et la Tunisie, pour une valeur initiale de 15 millions de dollars. Ces accords portent sur l’exportation de peintures, plastiques, papiers/cartons, produits de nettoyage et d’entretien automobile, avec un potentiel d’évolution entre 40 et 50 millions de dollars, selon son PDG, Samir Yahiaoui.
Par ailleurs, la société « BAIC », spécialisée dans l’industrie automobile, et la société sud-africaine « Veltex Trim » ont signé un accord pour la fabrication d’équipements et d’accessoires automobiles. À cela s’ajoute la signature de deux accords entre l’entreprise algérienne « VMS », spécialisée dans la production de motos, et des sociétés maliennes et libyennes. De même, la société algérienne « Brix » a signé deux accords avec des entreprises libyennes et tunisiennes.
En somme, ces accords témoignent de la compétitivité croissante des entreprises algériennes sur le marché africain et traduisent une stratégie claire d’exportation, de partenariat et de souveraineté industrielle.
Par Zahir R.
