Pour une alerte météo précoce infaillible: Vers l’extension du réseau de surveillance à 300 stations
À l’heure où les dérèglements climatiques imposent de nouveaux défis, l’Office national de météorologie (ONM) accélère sa modernisation pour renforcer la fiabilité de ses prévisions et la réactivité de son système d’alerte. L’objectif est clair : étendre le réseau national de surveillance jusqu’à 300 stations afin d’atteindre un niveau de précision inédit et mieux protéger les populations et les biens.

Intervenant à l’occasion de la Journée mondiale de la météorologie, le 23 mars, Boualem Sayah, chargé de mission et expert à l’ONM, a souligné que la maîtrise de l’information météorologique constitue aujourd’hui un levier stratégique. « Le rôle de l’Office est essentiel dans la protection des vies et des biens », a-t-il affirmé à la « Chaîne I » de la radio nationale, mettant en avant l’importance des réseaux d’observation dans la prise de décision face aux situations météorologiques exceptionnelles.
Actuellement, l’Algérie dispose d’un maillage composé d’environ 150 stations de surface, complété par cinq stations de lancement de ballons-sondes dédiées à l’étude de la haute atmosphère, ainsi que des stations maritimes chargées de surveiller notamment la hauteur des vagues. Un dispositif jugé solide, mais encore perfectible au regard des exigences croissantes en matière de précision et d’anticipation. C’est dans cette optique que l’ONM projette de doubler la capacité de son réseau.
« Nous travaillons activement à l’extension de notre réseau pour atteindre, à terme, 300 stations », a indiqué l’expert. Cette montée en puissance reposera sur une combinaison entre équipements automatisés et expertise humaine, avec un objectif central : affiner la précision des prévisions, tant sur le plan spatial que temporel. « Ce déploiement permettra d’améliorer significativement la qualité des prévisions météorologiques », a-t-il précisé.
L’ambition de l’Algérie dépasse la simple observation : elle vise la consolidation d’un système d’alerte précoce de haute performance. Si le dispositif repose actuellement sur un noyau de 35 stations stratégiques, l’élargissement du réseau est conçu pour en décupler l’efficacité. Au cœur de cette architecture, la carte de vigilance et son code couleur (vert, jaune, orange, rouge) s’affirment comme un levier d’aide à la décision incontournable pour les autorités.
« Notre système de vigilance couvre désormais des prévisions allant jusqu’à 48 heures, contre 24 heures auparavant », a expliqué l’intervenant, rappelant que cette évolution, introduite en 2024, offre un gain de temps précieux aux autorités pour anticiper et gérer les phénomènes extrêmes. Cette capacité d’anticipation devient d’autant plus cruciale dans un contexte marqué par une intensification des événements climatiques.
Par S. R.
