Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé l’engagement de l’État à préserver le pouvoir d’achat des citoyens. Il a mis l’accent sur la maîtrise des prix, la régulation du marché intérieur et le renforcement des revenus hors hydrocarbures. Cette orientation s’inscrit dans une approche qui vise à consolider les équilibres économiques du pays tout en protégeant les ménages.
Lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’agir sur les facteurs à l’origine des tensions sur les prix. Il a d’abord tenu à distinguer la situation des agriculteurs des pratiques pouvant intervenir dans les circuits de commercialisation : « La plupart des agriculteurs ne sont pas responsables du niveau atteint par les prix, mais tous ceux qui en sont à l’origine devront assumer leurs responsabilités, car nous devons préserver le pouvoir d’achat des citoyens ».
Cette mise au point intervient alors que la régulation du marché intérieur constitue un enjeu majeur pour la protection du consommateur. Pour les pouvoirs publics, la maîtrise des prix passe ainsi par un meilleur suivi des circuits de distribution, la lutte contre les pratiques frauduleuses et l’amélioration de la transparence des échanges.
Le président de la République a ensuite évoqué la situation financière du pays et les perspectives concernant les réserves de change à l’horizon 2031. Interrogé sur leur évolution, il a assuré qu’elles se maintiendraient à un niveau « élevé », en s’appuyant sur les efforts engagés pour renforcer les revenus hors hydrocarbures.
La diversification des sources de recettes extérieures apparaît ainsi comme un axe central de la politique économique, qui vise à consolider les capacités financières du pays et à réduire progressivement sa dépendance aux hydrocarbures. « Ce n’est pas une question de devises, mais d’indépendance », a expliqué Abdelmadjid Tebboune, soulignant la dimension stratégique de la consolidation des équilibres extérieurs. Dans cette perspective, le renforcement des exportations hors hydrocarbures offre à l’économie nationale de nouvelles sources de revenus, tout comme le développement de la production nationale et l’accès à de nouveaux marchés extérieurs.
La numérisation de l’économie constitue un autre levier. Elle a atteint, selon le président, un « stade très avancé » et est appelée à jouer un rôle croissant dans l’amélioration du fonctionnement des marchés et le renforcement des mécanismes de contrôle. En effet, la généralisation des outils numériques permet de disposer d’une meilleure traçabilité des opérations et d’un suivi plus précis des flux économiques.
Elle offre également un moyen de lutter plus efficacement contre les pratiques frauduleuses susceptibles de perturber le marché et de peser sur les prix. La préservation du pouvoir d’achat repose donc sur plusieurs leviers complémentaires : la disponibilité des produits, la régulation des circuits de commercialisation, le contrôle des pratiques spéculatives et le renforcement des capacités financières du pays.
Enfin, Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé l’approche prudente de l’Algérie sur le marché pétrolier international : « L’Algérie, en tant qu’État responsable, ne fait preuve d’aucune imprudence sur le marché pétrolier ». Il a précisé que le pays respecterait tout consensus établi dans ce domaine.
Cette position vise à préserver la stabilité du marché pétrolier et, par conséquent, les conditions nécessaires à la consolidation des revenus énergétiques. Pour l’Algérie, la gestion des équilibres du marché demeure étroitement liée à la préservation de ses capacités financières et à la poursuite des efforts de diversification économique.
Par S R.



