La production gazière algérienne devrait atteindre une moyenne de 10 milliards de pieds cubes par jour en 2026, soit une hausse de 1,6 % par rapport aux 9,84 milliards enregistrés en 2025. Cette progression, qui constituerait la première hausse annuelle depuis 2023, s’appuierait sur la mise en service de nouveaux projets de développement et sur les efforts engagés pour compenser le déclin naturel des gisements matures.
Cette évolution s’inscrit dans la stratégie de l’Algérie, qui vise à porter sa capacité de production de gaz naturel à 200 milliards de mètres cubes par an, dont la moitié serait destinée à l’exportation. Selon la plateforme spécialisée « Attaqa.net », les nouvelles mises en production, conjuguées aux opérations d’extension des principaux gisements, devraient soutenir cette trajectoire. Parmi les projets qui contribuent déjà à la production, le champ de Tin Fouyé Tabankort (TFT), entré en exploitation en 2026, devrait représenter environ 2 % de la production gazière quotidienne du pays. S’y ajoute le démarrage du projet de développement du champ d’In Amenas 2, considéré comme l’un des plus importants projets algériens de gaz humide, qui comprend quatre champs dont la teneur en méthane est inférieure à 85 %.
Parallèlement, les opérations de développement et d’extension se poursuivent sur le gisement de Hassi R’Mel, le plus important du pays. Le programme engagé sur ce site vise notamment à ajouter 121 milliards de mètres cubes de gaz sec à ses réserves, ainsi que 7 millions de tonnes de condensats. Ces projets doivent permettre de maintenir les niveaux de production et de compenser le déclin naturel des champs arrivés à maturité.
Les données de l’Unité de recherche sur l’énergie, basée à Washington, font état d’une production moyenne de 10,36 milliards de pieds cubes par jour entre janvier et août 2026, ce qui dépasse le seuil des 10 milliards sur cette période. Les niveaux mensuels ont toutefois varié depuis le début de l’année. La production a atteint 11,88 milliards de pieds cubes par jour en janvier, puis 11,28 milliards en février et 11,01 milliards en mars. Elle est ensuite passée sous la barre des 10 milliards durant les deuxième et troisième trimestres, évoluant dans une fourchette de 9,5 à 9,94 milliards de pieds cubes par jour. En août, la production nationale a atteint 8,688 milliards de mètres cubes, soit une moyenne de 9,90 milliards de pieds cubes par jour, contre 8,363 milliards de mètres cubes, équivalant à 9,52 milliards de pieds cubes par jour, au même mois de 2025, d’après l’Initiative commune sur les données des organisations (JODI).
Ces chiffres confirment ainsi la progression de la production gazière sur un an, même si les niveaux enregistrés restent soumis aux variations saisonnières et aux contraintes liées à la maturité de certains gisements. La montée en régime des nouveaux projets et la poursuite des investissements dans les champs existants seront donc déterminantes pour consolider cette tendance et atteindre durablement l’objectif des 10 milliards de pieds cubes par jour.
Par S. R.
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