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Recensement général agricole: Lancement incessamment de la 3e opération

C’est au cours du 1er trimestre 2024, qu’aura lieu, le lancement effectif de la 3e opération de recensement général de l’agriculture (RGA). C’est ce qu’a annoncé le Ministre le ministre de l’Agriculture et du Développement rural. Cette opération permettra de collecter les données qui permettront de définir les politiques publiques aux niveaux local et national et d’améliorer la prise de décision.

La déclaration du ministre est intervenue lors d’une séance d’audition devant la Commission de l’agriculture, de la pêche et de la protection de l’environnement de l’Assemblée populaire nationale (APN), en présence de son président et de la ministre des Relations avec le Parlement, consacrée à la présentation du plan d’action de l’année 2024 pour la relance du secteur. Il faut souligner que cette opération est la troisième du genre après celles menées en 1973 et 2001.

En résumé, le recensement général « est une opération nationale d’envergure », et un outil de collecte des données statistiques exhaustives sur le secteur, a expliqué le ministre, soulignant que les données collectées permettront d’avoir « une meilleure vision du secteur, notamment en ce qui concerne la définition des politiques publiques aux niveaux local et national et l’amélioration du processus de prise de décision ».

L’utilité d’un tel recensement, n’est plus à démontrer et celle menée en 2021 à Ghardaïa a permit de mettre en œuvre une application numérique du recensement selon une approche modulaire (version Soft), préconisée par l’Organisation des Nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Beaucoup disent que ce recensement n’est pas que de compter les agriculteurs et le betail, mais ambitionne de produire une photographie complète du monde agricole. Cette opération majeure de la statistique agricole est au cœur de notre système d’information agricole.

Cette campagne devra s’évertuer à mieux apprendre les surfaces agricoles non exploites. Un sujet abordé par le ministre de l’agriculture, qui assure que son département ministériel s’emploie à assurer l’exploitation optimale du foncier agricole et des investissements structurants dans le Sud, avec la récupération des terres non exploitées, conformément à la réglementation en vigueur, faisant état de la réinsertion des terres récupérées dans les plateformes numériques relevant de l’Office national des terres agricoles (ONTA) et l’Office national de développement de l’agriculture industrielle en terres sahariennes (ODAS). Il a relevé que ses services avaient pris toutes les mesures nécessaires pour régler le dossier de mise en valeur des terres agricoles d’ici la fin du mois de janvier en cours.

M Radja Ahmed, expert agricole et consultant à la FAO, nous a spécifié, que ce recensement est vitale, pour maitriser notre agriculture, savoir la développer et évidement mieux assurer notre sécurité alimentaire. Et de poursuivre, en disant que le secteur continue à travailler sur la base de vieilles données de près de deux décennies, alors que théoriquement ce recensement devrait être fait tous les dix ans.

Et de rappeler que pour le deuxième RGA, il a fallu attendre 28 ans après le premier qui remontait à 1973. Pour l’expert, il est plus que temps de passer au troisième pour actualiser les données d’un secteur qui a connu d’importants bouleversements.

De même précise-t-il, Idem pour les résultats du recensement national des terres agricoles non exploitées, à l’issue duquel des mesures seront prises à l’encontre de ceux qui ont bénéficié de concessions pour la mise en valeur les terres sans le faire.

D’autre part, et dans le cadre de la promotion et de l’encouragement de l’investissement structurant dans le Sud, à travers l’activation de l’ODAS, le ministre a fait état d’un portefeuille foncier de plus de 460.000 hectares dédié aux investisseurs, dont plus de 283.000 hectares ont été distribués au profit de 464 investisseurs. Et de préciser à ce propos que la rencontre nationale tenue à Adrar pour l’appui de l’agriculture dans les régions du Sud, qui disposent d’une abondance d’eau et de terres arables, a permit de mettre en relief, les efforts en cours en vue de créer des pôles agricoles intégrés, à l’instar des pôles de culture céréalière, du pôle de production laitière, de la betterave sucrière, de la production et la densification de semences de pommes de terre, ainsi que la culture du coton et des plantes oléagineuses. Il a dit œuvrer pour atteindre l’autonomie en huiles, notamment l’huile de table, le coton et les semences, à l’instar des semences de pommes de terre et des céréales.

Par Reda Hadi

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