Textile pour enfants : Des sociétés turques en mission d’affaires en Algérie
Le partenariat économique algéro-turc se renforce une fois de plus, avec une initiative d’envergure dans le secteur du textile et de l’habillement pour enfants. Plus de 90 entreprises turques ont entamé une visite en Algérie dans le cadre du Forum algéro-turc de l’investissement et du commerce dans ce secteur. L’événement, qui s’étale sur deux jours, est organisé par le Centre arabo-africain d’investissement et de développement (CAAID) en collaboration avec la Chambre de commerce algéro-turque. Il vise à explorer les opportunités d’investissement, à développer des partenariats industriels et à favoriser le transfert de savoir-faire entre les deux pays.
Selon Maamar Djalel Serandi, président du Conseil d’affaires algéro-turc, cette rencontre illustre l’intérêt croissant des entreprises turques pour le marché algérien, qu’il qualifie de « porte d’entrée vers l’Afrique et le bassin méditerranéen », a-t-il déclaré à la presse. Cette dynamique s’inscrit dans une conjoncture économique favorable, notamment grâce aux nouvelles réformes engagées par l’Algérie.
La loi sur l’investissement n°18-22, promulguée le 24 juillet 2024, offre, selon M. Serandi, un environnement d’affaires attractif. Ce nouveau cadre juridique « réduit la bureaucratie, sécurise les capitaux étrangers et simplifie les procédures d’accès au marché algérien ». L’Algérie accueille déjà près de 1 700 entreprises turques opérant dans différents secteurs, allant du bâtiment à l’agroalimentaire, en passant par les énergies renouvelables.
Dans le domaine précis du textile, 61 grandes entreprises turques étudient actuellement la possibilité de lancer des investissements directs ou des coentreprises algéro-turques. Ces projets sont perçus comme un moyen de relancer le tissu industriel national, de créer de l’emploi et de réhabiliter d’anciennes unités publiques à l’arrêt. «L’Algérie doit s’habiller de ce qu’elle produit », a souligné M. Serandi, insistant sur l’importance d’atteindre l’autosuffisance nationale en matière d’habillement et de stimuler les exportations vers les marchés africains.
Il évoque un double objectif : réduire les importations coûteuses et positionner le textile algérien sur les circuits régionaux grâce à la proximité logistique et à la complémentarité industrielle entre Alger et Ankara. Pour M. Serandi, ces rencontres économiques « traduisent la confiance réciproque entre les deux pays ». Il a conclu en affirmant que cette tendance confirme l’émergence d’un partenariat durable et stratégique, au service d’un objectif commun : faire de l’Algérie un pôle régional du textile et un acteur clé de la production vestimentaire africaine.
Par Adem A.
