03/04/2026
ACTUALITENATIONAL

Trois nouvelles stations de dessalement lancées

Dans le cadre de la mise en œuvre des directives du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à renforcer la sécurité hydrique nationale et à garantir un approvisionnement régulier en eau potable, le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a présidé lundi la cérémonie de signature des contrats de construction de trois nouvelles stations de dessalement.

Ces installations seront implantées dans les wilayas de Tlemcen, Chlef et Mostaganem, afin de répondre aux besoins croissants en eau potable et de soutenir le développement économique et social des régions concernées ainsi que des zones limitrophes sur une profondeur de 150 km.

La cérémonie s’est déroulée au siège de la Direction générale du groupe Sonatrach, en présence du ministre des Ressources en eau, Tahar Derbal, du PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, du PDG de la Société algérienne de dessalement d’eau de mer (ADC), Lahcen Bada, du DG de l’Algérienne des eaux (ADE), ainsi que des dirigeants des principales entreprises nationales impliquées dans ces projets et de plusieurs cadres supérieurs. Un protocole d’accord a également été signé entre l’ADC et l’ADE pour la fourniture et la gestion de l’eau dessalée.

Ces projets s’inscrivent dans le cadre du premier volet du deuxième programme national complémentaire pour le dessalement de l’eau de mer, lancé par le Président de la République. Ils prévoient la réalisation de six grandes stations de dessalement, chacune d’une capacité de 300 000 m³/jour, portant la capacité nationale totale à 5,6 millions de m³/jour à l’horizon 2030. Les stations concernées par les contrats signés sont celles d’Aïn Ajeroud à Marsa Ben M’Hidi (Tlemcen), Dahra à El Marsa (Chlef) et Sidi Ladjal à El Khadra (Mostaganem). Elles seront réalisées dans un délai de 22 mois.

Ces projets viennent compléter les cinq grandes stations mises en service en 2025, à savoir celles d’El Tarf (Koudiet Eddraouche), Béjaïa (Toudja), Boumerdès (Cap Djinet), Tipasa (Fouka) et Oran (Cap Blanc). Ces infrastructures ont permis de sécuriser l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs wilayas du Nord et de réduire la pression sur les ressources en eau douce, notamment les barrages et nappes phréatiques, renforçant ainsi la résilience du pays face au stress hydrique.

Conformément au modèle EPC (Engineering, Procurement, Construction), la construction des nouvelles stations sera confiée à des entreprises nationales : Cosider Tubes pour Tlemcen, l’Entreprise nationale des grands travaux pétroliers pour Chlef et l’Entreprise algérienne de réalisation de projets industriels pour Mostaganem.

Outre l’augmentation de la capacité nationale de dessalement, ces projets contribueront à améliorer la qualité du service public, à créer des emplois directs et indirects et à développer les compétences nationales dans le domaine du dessalement. Ils s’inscrivent dans une vision globale de sécurisation durable des ressources en eau, en parallèle des efforts continus pour la modernisation des barrages, le renforcement des réseaux de distribution et l’optimisation de la gestion des ressources hydriques.

Le ministère des Hydrocarbures et des Mines a rappelé dans son communiqué que « ces projets structurants traduisent la volonté de l’État de consolider la sécurité hydrique, de promouvoir la production nationale et de garantir un service public de qualité, tout en contribuant au développement des compétences locales et à la résilience face aux changements climatiques ». Sonatrach a souligné, pour sa part, que ces nouveaux projets contribueront également à la création d’un nombre significatif d’emplois directs et indirects et au développement des compétences nationales dans le domaine du dessalement, en cohérence avec la vision nationale pour un développement durable.

Par Sirine R.

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