L’Algérie réaffirme son engagement en faveur d’une coopération internationale renforcée dans le domaine du gaz, fondée sur le respect de la souveraineté des États, la stabilité des marchés et un accès équitable aux technologies et aux financements. Cette position a été défendue lundi à Moscou par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, lors de la 28e réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), organisée en préparation du 8e Sommet de cette organisation.

Dans son allocution, le ministre a insisté sur le rôle stratégique du gaz naturel dans la sécurité énergétique mondiale et le développement socio-économique. Il a notamment souligné la nécessité de tenir compte des spécificités nationales et des niveaux de développement dans la conduite de la transition énergétique. « L’Algérie est attachée au renforcement de la coopération internationale dans le domaine du gaz, au respect de la souveraineté des États sur leurs ressources naturelles et à leur droit de choisir leurs trajectoires énergétiques », a-t-il affirmé.
Pour Alger, la consolidation de cette coopération passe également par la mobilisation des investissements nécessaires au développement de l’ensemble de la chaîne de valeur gazière, de l’exploration et de la production au transport, à la liquéfaction et au stockage. Dans ce contexte, Arkab a mis en avant l’importance des contrats à long terme et d’une meilleure visibilité des marchés pour soutenir les projets et sécuriser les approvisionnements. « La garantie de la sécurité énergétique nécessite un équilibre durable entre la fiabilité des approvisionnements et la stabilité de la demande », a-t-il souligné, rappelant que la réalisation des infrastructures gazières exige des investissements importants et des délais conséquents.
La stabilité des marchés constitue, à ses yeux, une condition essentielle pour encourager les opérateurs à engager des projets de long terme. Le ministre a également appelé à intensifier les échanges d’expertise entre les pays membres, notamment en matière de réduction des émissions de méthane et du torchage du gaz. Il a toutefois mis en garde contre le risque de voir les exigences environnementales devenir des obstacles aux échanges commerciaux ou accentuer la fragmentation des marchés.
Dans le domaine de l’innovation, Arkab a plaidé pour le développement de l’Institut de recherche sur le gaz (GRI), basé à Alger, afin d’en faire un centre d’excellence dédié à la recherche, à la formation et au transfert de technologies. Le captage et le stockage du carbone, l’intelligence artificielle et la sécurité des installations figurent parmi les axes de coopération évoqués. Le responsable a par ailleurs rappelé les efforts engagés par l’Algérie pour valoriser ses ressources gazières, renforcer ses infrastructures et améliorer la performance environnementale du secteur, citant notamment les appels d’offres « Algeria Bid Round 2024 » et « Algeria Bid Round 2026 ». Le pays se dit également disposé à partager son expérience avec les autres membres du Forum en matière d’efficacité énergétique et de réduction de l’empreinte carbone.
L’Algérie et l’Azerbaïdjan veulent élargir leur partenariat
Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, s’est entretenu lundi à Moscou avec son homologue azerbaïdjanais, Parviz Shahbazov, sur les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale dans le secteur des hydrocarbures. Les discussions ont porté notamment sur les services aux puits, le développement des champs pétroliers et gaziers, le transport, le raffinage et la pétrochimie, ainsi que sur les opportunités de partenariat entre Sonatrach et la compagnie nationale azerbaïdjanaise SOCAR.
À cette occasion, Arkab a invité les entreprises azerbaïdjanaises à participer à l’appel à concurrence « Algeria Bid Round 2026 ». Les deux ministres ont également souligné l’importance de renforcer les échanges d’expertise et la formation, tout en poursuivant la coordination au sein de l’OPEP, de l’alliance OPEP+ et du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), afin de contribuer à la stabilité des marchés énergétiques. Ils ont enfin évoqué les préparatifs de la prochaine session de la commission intergouvernementale mixte algéro-azerbaïdjanaise.
Par Selma R.



