58 ans après la nationalisation des mines: 2024 année de la concrétisation des mégaprojets
L’Algérie a célébré hier la date historique du 6 mai 1966, marquant la nationalisation des mines, sur fond d’un ambitieux programme de relance du secteur à travers le lancement de grands projets structurants dans l’objectif de contribuer de manière substantielle à la diversification de l’économie nationale. Si 2023 est considérée comme l’année de la relance du secteur, 2024 sera celle de la concrétisation effective de grands projets miniers structurants.
Pour M Oubraham Fethi, Directeur General Adjoint de la Sonarem, qui s’est exprimé chez nos confrères de la Radio Nationale, le plan de développement minier, au cœur de la politique nationale de diversification économique, connaîtra cette année un coup d’accélérateur. En effet, après avoir tracé un aperçu exhaustif des réalisations, il a mis en relief, l’importance de notre jeunesse à relever le flambeau, et pérenniser les acquis qui leur sont légués. Durant sa locution, il a mis en relief les différents projets, et a mis l’accent sur le changement législatif qui a été opéré et particulièrement la nouvelle loi minière.
Ce projet de loi régissant les activités minières est une feuille de route pour tous les opérateurs économiques exerçant dans le secteur minier, a-t-il affirmé. Le texte, indique-t-il, verra la relance de certains projets qui sont à l’arrêt et apporte des garanties sur l’investissement.
Passant au peigne fin les atouts dont dispose notre pays et l’importance qu’accorde le Président Tebboune et son Gouvernement au secteur, il a fait part de l’importance d’une ville minière à Tindouf, annonçant que le projet ouvrira perspectives et les études sont en cours de réalisation. A ses yeux, l’Algérie pourra voir plus grand.
«On pourra aller vers un pôle minier», souligne-t-il été de continuer sur le projet phare de Gara Djebilet, en faisant fait de l’achèvement d’une étude préliminaire de minerai de fer ainsi qu’une étude d’engineering d’un complexe de sidérurgie. Avec une capacité production globale de 4 millions tonnes, Gara Djebilet pourra atteindre les 50 millions tonnes, selon M. Oubraham.
Ce dernier évoque d’autre part l’importance de la ressource humaine, affirmant que Sonarem a créé une entreprise spécialisée dans la formation aux métiers des mines, et accueille les jeunes diplômés. Dans la recherche scientifique, indique le même responsable, des conventions sont signées avec plusieurs universités dont celles de Bejaia et d’Annaba.
Enchaînant, il indique que Sonarem s’inscrit pleinement dans la politique des pouvoirs publics de mieux développer les petites entreprises ainsi que les startups, relevant que «nous serons dans les délais fixés pour la généralisation de la numérisation».
L’année 2024 sera celle du lancement effectif de grands projets miniers structurants. De ce faite, les travaux d’ouverture de la mine de phosphate de Tébessa seront lancés en octobre alors que ceux de la mine de zinc de Béjaïa le seront le mois prochain. Le plan de développement minier, connaîtra cette année un coup d’accélérateur.
Après le lancement officiel du projet d’exploitation de la mine de fer de Ghar Djebilet, lors de la visite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à Tindouf au mois de décembre dernier, deux grands projets miniers structurants seront lancés au cours des prochains mois.
Aussi, il y a eu le lancement des travaux d’ouverture de deux mines à savoir la mine de phosphate de Tébessa en octobre et qui signera le lancement effectif du projet Phosphate intégré, et de la mine de zinc d’Oued Amizour dans la wilaya de Bejaia
Les pouvoirs publics assurent que le secteur travaillait à réaliser les projets structurants qui permettront de réduire la facture d’importation et de créer des milliers d’emplois, dont le projet de phosphate intégré à Tébessa, pour lequel les travaux d’ouverture de la mine débuteront en octobre 2024 par société Sonarem, immédiatement après le transfert de matériel archéologique découvert sur le site de la mine .
S’agissant du projet de zinc à Oued Amizour à Béjaïa, dont la construction de la mine a débuté, ainsi que le projet d’exploitation des mines de fer de Ghar Djebilet, lancé fin novembre et qui entrera en service en septembre 2026, ces trois projets constituent l’essence du programme de développement minier qui doit contribuer à la diversification de l’économie national grâce à la valorisation industrielle des ressources minières avec la production de demi-produits, mais aussi en fournissant des intrants et des matières premières pour l’approvisionnement de l’industrie nationale, contribuant ainsi à sa redynamisation.
En résumé, le secteur des mines a, connu une augmentation de production, notamment pour le fer (+5,6%), le phosphate (+3%), le sel (+21%), le marbre (+23%) et l’or (+6,3%)
Aussi et afin de dynamiser l’investissement minier et tirer pleinement partie du potentiel minier que recèle l’Algérie, est à l’étude un projet de modification de la loi sur les mines afin d’améliorer le climat des affaires en mettant en place des mesures incitatives pour attirer les investisseurs nationaux et étrangers ainsi que les capitaux et les compétences techniques.
Par Réda Hadi
