9,54 millions de tonnes exportés en 2025 : L’Europe demeure le principal débouché du GNL algérien
Malgré une année 2025 marquée par un recul sensible des volumes exportés, l’Europe demeure le principal débouché du gaz naturel liquéfié algérien. Selon le rapport de de la plateforme spécialisée « Attaqa.net », cinq pays européens ont concentré à eux seuls 96 % des cargaisons de GNL algérien, confirmant la solidité des liens énergétiques entre l’Algérie et ses partenaires du Vieux Continent.
Les exportations algériennes de GNL se sont établies à 9,54 millions de tonnes en 2025, en baisse de 18 % par rapport à 2024. Il s’agit du niveau le plus bas enregistré depuis au moins deux décennies, bien en deçà du pic atteint en 2023, lorsque les volumes avaient culminé à 13,45 millions de tonnes. Cette évolution s’explique principalement par les opérations de maintenance et les arrêts techniques au complexe d’Arzew, combinés à une diminution des volumes de gaz alimentant les unités de liquéfaction et à une demande intérieure en hausse, notamment dans le secteur de l’électricité, qui dépend du gaz à hauteur de 99 %.
Dans ce contexte, la Turquie a conservé sa place de premier client du GNL algérien, avec 3,14 millions de tonnes importées en 2025. Bien que ce volume soit en recul par rapport à l’année précédente, il confirme le rôle stratégique de ce marché pour les exportations algériennes. La France arrive en deuxième position avec 2,31 millions de tonnes, suivie de l’Italie, de l’Espagne et du Royaume-Uni. Ensemble, ces cinq pays illustrent la forte concentration géographique des flux algériens vers l’Europe, malgré une concurrence de plus en plus marquée du GNL américain sur le marché continental.L’analyse détaillée des données révèle toutefois des dynamiques contrastées selon les destinations. Si les importations françaises, espagnoles et turques ont reculé sur un an, l’Italie et le Royaume-Uni ont, à l’inverse, renforcé leurs approvisionnements en GNL algérien en 2025. Ces évolutions ont contribué à atténuer l’impact global de la baisse des exportations, dans un environnement marqué par des contraintes techniques et une pression accrue sur l’offre.
Sur le plan temporel, l’année a été marquée par une relative volatilité des volumes exportés. Le troisième trimestre a enregistré le niveau le plus faible, tandis que le dernier trimestre s’est distingué par une performance plus encourageante, avec 2,62 millions de tonnes exportées, traduisant un début de redressement en fin d’exercice. À l’échelle mensuelle, mars et octobre ont affiché les meilleurs résultats, alors que janvier a connu un creux inédit depuis de nombreuses années.
En dehors du marché européen, les exportations sont restées marginales, avec seulement deux cargaisons expédiées vers l’Asie, à destination de la Chine et de la Corée du Sud. Cette configuration confirme le positionnement prioritaire de l’Europe dans la stratégie commerciale algérienne du GNL.Dans un marché mondial de plus en plus concurrentiel, la fidélité des partenaires européens apparaît ainsi comme un atout majeur, mais aussi comme un défi à consolider dans les années à venir.
Par R E/agence.
