10/05/2026
ACTUALITEAGRICULTURE/PÊCHE

Le mégaprojet Baladna amorce sa première phase

Le projet Baladna en Algérie, dont les contrats de la première phase de réalisation de ce projet de grande envergure dans le sud algérien (Adrar), qui a nécessité un investissement de 3,5 milliards USD, ont été signés ce lundi à Alger. Baladna a pour but de renforcer la production laitière nationale et de réduire la dépendance aux importations : c’est le double objectif du méga-projet Baladna. Fruit d’une collaboration entre l’Algérie et le Qatar, ce projet devrait commencer à voir le jour dès 2026.

Baladna Algeria a donc signé des contrats initiaux d’une valeur de plus de 500 millions de dollars pour lancer la première phase de son projet agro-industriel intégré en Algérie. Ce projet, dédié à la production de lait en poudre, représente un investissement total de 3,5 milliards de dollars. Les accords ont été conclus avec des fournisseurs et des cabinets de conseil algériens et internationaux.

L’événement marque le coup d’envoi officiel de l’un des plus grands projets laitiers au monde, destiné à renforcer la sécurité alimentaire de l’Algérie et à réduire sa dépendance aux importations.

Baladna Algeria, société par actions créée par Baladna Q.P.S.C. et le Fonds national d’investissement d’Algérie, pilotera ce projet qui couvrira 117 000 hectares. L’objectif principal est de satisfaire 50 % de la demande nationale algérienne en lait en poudre, tout en générant plus de 5 000 emplois et en contribuant aussi à la production de viande rouge.

Les contrats signés concernent notamment les technologies agricoles, les lignes de production, l’équipement d’irrigation, le forage de puits, ainsi que les études d’impact environnemental et topographiques. Parmi les entreprises internationales mobilisées figurent GEA (Allemagne), Valmont (États-Unis), Urbacon UCC (Qatar) et EHAF (consultant en ingénierie). Du côté algérien, des entreprises comme Condor-Travocovia, RedMed Contracting et EFORHYD seront également impliquées.

Ce projet a bénéficié de diverses incitations telles que des avantages fonciers, un accompagnement financier, ainsi que des mesures prévues par la loi 18-22 relative à l’investissement de 2022. Des facilités supplémentaires ont également été mises en place récemment pour les grands opérateurs désireux d’investir dans l’agriculture dans les régions du Sud, sous la forme d’un « couloir vert » dédié aux grands projets.

Le projet s’inscrit dans cette stratégie et permettra de couvrir 50 % des besoins nationaux en lait en poudre, en plus de son rôle dans l’approvisionnement du marché local en viande rouge et de la création d’emplois directs.

Il faut relever l’importance stratégique du projet, notamment en termes de développement de l’investissement dans la production laitière à un niveau sans précédent, ainsi que pour la création d’emplois et l’amélioration de la sécurité alimentaire dans les régions du Sud où le projet sera implanté.

De plus, il contribuera à réduire considérablement les importations de lait, à générer des emplois dans les régions reculées, à acquérir des technologies modernes dans le domaine agricole et de la gestion de projets, à renforcer l’économie nationale tout en améliorant la sécurité alimentaire, face aux défis mondiaux tels que les changements climatiques, la croissance démographique et les tensions géopolitiques. Ainsi donc, les grandes fermes d’élevage intégrées contribueront également à la réduction des coûts de production grâce aux économies d’échelle et à la maîtrise de l’ensemble de la chaîne de valeur. Ce projet rassemble la détermination de l’Algérie et l’expertise de la société Baladna dans ce domaine.

Il s’agit, en somme, de la construction d’un système local intégré pour l’industrie laitière, capable de produire environ 194 000 tonnes de lait en poudre par an. Dans sa première phase, des fermes seront aménagées pour répondre aux besoins en fourrage. Dans la deuxième phase, la société construira une ferme pouvant accueillir jusqu’à 50 000 vaches, ainsi que des installations de haute performance, des lignes de production et des technologies de pointe pour la production de lait en poudre. Par ailleurs, la société investira ensuite dans le développement du système, en construisant des complexes répartis à travers tout le pays, chacun comprenant des terres pour la production de fourrage, une ferme d’élevage de bovins et une usine ultramoderne de production de lait en poudre. Au terme de la neuvième année de ce projet, le nombre total de bovins atteindra 270 000 têtes, produisant environ un milliard sept cents millions de litres de lait par an.

Par Réda Hadi

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