18/05/2026
ACTUALITENATIONAL

Commerce extérieur au 1er trimestre 2025: Un déficit de 269,3 milliards de DA

Le commerce extérieur de marchandises de l’Algérie a connu au premier trimestre 2025 une dégradation significative, marquée par un recul des exportations, une forte hausse des importations et un déficit commercial, rompant avec la tendance excédentaire observée un an plus tôt.

En effet, durant les trois premiers mois de 2025, les exportations de marchandises se sont établies à 1 517,9 milliards de dinars, contre 1 610,6 milliards de dinars au premier trimestre 2024, enregistrant ainsi une baisse de 5,8 % en valeur nominale. Cette évolution est en partie attribuée à une diminution de 1,8 % des prix à l’exportation, conjuguée à une baisse des volumes exportés de 4,0 %, a indiqué l’Office national des statistiques (ONS), dans sa dernière Note sur les indices du commerce extérieur de marchandises 1er trimestre 2025.

Malgré ce recul, les termes de l’échange ont continué de s’améliorer, atteignant 133,0 % au 1er trimestre 2025, contre 129,0 % un an auparavant, traduisant un léger avantage dans l’évolution relative des prix à l’exportation par rapport à ceux de l’importation.

À l’inverse, les importations ont affiché une hausse marquée de 19,4 %, atteignant 1 787,2 milliards de dinars, contre 1 496,3 milliards au premier trimestre 2024. Cette évolution est alimentée par une explosion des volumes importés (+25,2 %), malgré une baisse de 4,6 % des prix à l’importation.

Ce déséquilibre a conduit à un déficit commercial de 269,3 milliards de dinars, contrastant fortement avec l’excédent de 114,3 milliards de dinars enregistré à la même période en 2024. Le taux de couverture, qui mesure la part des importations financées par les exportations, a chuté de 107,6 % à 84,9 %, indiquant une détérioration notable de la balance commerciale.

Ce retournement du solde commercial intervient dans un contexte mondial instable, caractérisé par la fluctuation des prix des matières premières, la reprise différenciée des économies et des tensions logistiques persistantes. L’Algérie, qui reste fortement dépendante des revenus d’hydrocarbures, voit ainsi ses recettes affectées par la baisse des prix à l’exportation, alors que la demande intérieure et les importations de biens de consommation et d’équipements repartent à la hausse.

Par ailleurs, et selon les chiffres définitifs de l’ONS, l’année 2024 a été marquée par une baisse des prix dans le commerce extérieur : les prix à l’exportation et à l’importation de marchandises (base 2019) ont enregistré des baisses respectives de 8,2 % et de 2,6 % par rapport à 2023. Cependant, l’évolution des volumes a été contrastée : les importations ont enregistré une forte hausse de 12,7 %, tandis que les exportations ont connu un repli de 3,7 %. S’agissant des exportations de marchandises en 2024, elles se sont élevées à 6 542,0 milliards de DA, contre 7 468,5 milliards de DA en 2023, soit une baisse de 12,4 %. En outre, les importations ont atteint 6 352,1 milliards de DA en 2024, contre 5 794,0 milliards de DA en 2023, ce qui représente une hausse en valeurs courantes de 9,6 %. Cette situation a induit une réduction du solde commercial, qui s’est établi à 189,9 milliards de DA en 2024, contre 1 674,5 milliards de DA en 2023, soit une baisse de 88,7 %. Ainsi, une dégradation du taux de couverture a été enregistrée. Il a reculé à 103 % en 2024, contre 128,9 % l’année précédente.

Par Sirine R.

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