Clôture de NAPEC 2025 à Oran : Une édition de confirmation et d’ouverture sur le monde
Après trois jours de débats intenses sur les questions énergétiques notamment le gaz, les énergies renouvelables et l’hydrogène, la 13ᵉ édition du Salon international Africa & Mediterranean Energy & Hydrogen Exhibition and Conferences (NAPEC 2025) s’est clôturée mercredi à Oran.
Dans son discours de clôture, le fondateur et organisateur du NAPEC, Djafar Yacini, a mis en exergue les efforts déployés par les différents partenaires de l’organisation et a surtout insisté sur l’image de NAPEC à travers le monde, qui a atteint, selon lui, un standing de renommée internationale. Durant ces trois jours de manifestation, des contacts entre partenaires ont été établis.
Après avoir souligné que cette édition, étoffée par 513 participants venus de 60 pays, a permis d’asseoir la renommée de NAPEC en matière de lien entre les entreprises et le pont qu’elle construit entre elles, il a précisé que plus de 22 000 visiteurs professionnels ont été accueillis durant toute la durée de cet événement.
Il a rappelé que le NAPEC a permis d’établir des contacts avec des majors du secteur, sans toutefois donner plus de détails. Le discours de clôture a insisté sur la confiance retrouvée des partenaires internationaux envers le cadre juridique algérien dans le secteur énergétique, ainsi que sur l’impératif de coopération, de transfert de technologie et de création de valeur locale.
Il faut noter que durant le salon, plusieurs projets structurants ont été mis en avant, comme le dessalement de l’eau de mer, avec des projets de centrales côtières intégrant 35 % d’énergie solaire, ainsi qu’un intérêt croissant de délégations étrangères pour ces solutions durables, sans aucune annonce de partenariats ou de contrats.
Lors de son allocution, le DG du NAPEC a souligné l’importance de renforcer le mix énergétique, de promouvoir la transition énergétique et d’attirer des investissements dans l’énergie propre. D’autre part, l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) prévoit de lancer de nouveaux appels d’offres dans le secteur.
Cette dernière a d’ailleurs signé deux conventions d’études, avec la compagnie omanaise Petrogas, portant sur l’évaluation du potentiel en hydrocarbures de deux périmètres situés respectivement dans les bassins de Touggourt et de Berkine.
Signées en marge du « North Africa Petroleum Exhibition and Conference (NAPEC 2025) », par le président d’Alnaft, Samir Bekhti, et le PDG du groupe Petrogas, Kingsuk Sen, ces deux conventions s’inscrivent dans le cadre d’un accord global signé entre les deux parties, le 29 juin dernier. Elles prévoient la réalisation d’études géologiques, géophysiques et de réservoir sur les périmètres de Hassi Toumiat et El Borma-Hassi Keskassa, en vue de proposer ultérieurement un programme d’investissement. Selon le président d’Alnaft, ces études visent à identifier de nouvelles opportunités de valorisation des ressources en hydrocarbures, tout en renforçant la coopération entre l’Algérie et le Sultanat d’Oman dans le domaine de la recherche et du développement énergétique. «Il s’agit d’effectuer des études pour améliorer la productivité des gisements qui sont dans les deux bassins, dont certains présentent des challenges techniques, et de faire de nouvelles découvertes autour des gisements existants», a-t-il précisé. Dans le détail, celui-ci a expliqué que les deux conventions vont permettre à Petrogas d’avoir des «données précises» au sujet de ces deux sites et par la suite « pourra formuler une proposition d’investissement dont l’objectif est améliorer la production et découvrir d’autres réserves sur les mêmes sites».
Le contrat Sonatrach–ExxonMobil bientôt finalisé
Par ailleurs, les pourparlers se poursuivent entre le groupe Sonatrach et le géant américain ExxonMobil, pour explorer davantage les opportunités dans l’exploration gaz/pétrole en Algérie. Selon un responsable de cette firme, la finalisation du contrat en cours sera bientôt signée à Alger. Requérant l’anonymat, celui-ci nous a précisé que les tractations en cours concernent plusieurs aspects commerciaux (qui semblent être en bonne voie) et portent notamment sur les modalités de partage, les coûts, les investissements précis, les incitations fiscales, etc. Selon notre source, on s’attend à ce que ces discussions se traduisent par des contrats formels. Toujours selon lui, certains de ces contrats seraient prêts à être signés très prochainement à Alger. Toujours selon cette même source, même après signature, il y aura une phase de développement (forages, tests, infrastructures) à mener avant que la production — notamment de gaz de schiste dans certaines régions — ne commence réellement. Le partenariat existe officiellement depuis mai 2024, avec un protocole d’accord pour explorer et éventuellement exploiter le potentiel des bassins d’Ahnet et de Gourara. Les négociations sont avancées mais pas encore bouclées sur tous les volets — techniques ou commerciaux — en cours. On s’attend à ce que certains contrats soient signés bientôt, mais la mise en œuvre (et donc la production) est encore à venir.
De notre envoyé spécial Reda Hadi
