18/05/2026
NATIONAL

Entreprenariat environnemental : L’Etat accompagnera les porteurs de projets verts

La ministre de l’Environnement et de la Qualité de vie, Mme Kaoutar Krikou, a supervisé une réunion de coordination consacrée à la promotion de l’entrepreneuriat environnemental (formation, soutien et accompagnement). Elle a souligné la nécessité de former, d’accompagner et de soutenir les jeunes afin de professionnaliser les métiers liés à l’environnement, en vue d’atteindre les objectifs du développement durable.

A  l’entame de cette réunion, elle a également insisté sur l’importance du développement du secteur pour valoriser et encourager l’entrepreneuriat environnemental, tout en créant des opportunités d’emploi de qualité. Cette rencontre donc a réunit plusieurs acteurs œuvrant à la formation, au soutien et à l’accompagnement des jeunes porteurs de projets verts, dans le cadre d’un travail collectif visant à renforcer leurs capacités et à professionnaliser les métiers liés à la protection de l’environnement.

Pour la ministre, cette démarche s’inscrit pleinement dans la vision stratégique des plus hautes autorités du pays, dirigée par le Président de la République, qui accordent une priorité majeure aux questions environnementales, à la préservation de la biodiversité et à la lutte contre la pollution, conformément aux principes inscrits dans la Constitution et aux engagements nationaux en matière de développement durable.

Fixant les objectifs, Kaouther Krikou a précisé aux présents  que « cette  réunion  a pour but d’ouvrir de nouveaux horizons aux jeunes Algériens, en leur permettant d’acquérir des compétences techniques et managériales solides dans divers domaines liés à l’économie verte », et de souligner par ailleurs que l’Institut National de Formation Environnementale, placé sous la tutelle du ministère compétent, joue un rôle central dans ce processus.

Celui-ci supervise la formation technique dans les établissements de formation professionnelle et d’enseignement, en développant des programmes adaptés aux métiers de l’économie circulaire, de la valorisation des déchets, de la gestion durable des ressources naturelles et de la transition énergétique locale.

Ces formations ne visent pas seulement la protection de l’environnement, mais aussi la création d’emplois durables et qualifiés, ajoute la ministre. Elles permettent d’orienter les jeunes vers un professionnalisme concret, en favorisant la création de micro-entreprises vertes soutenues par l’Agence nationale du microcrédit. Cette approche intégrée repose sur une coordination étroite entre plusieurs institutions publiques et partenaires économiques, afin de garantir aux jeunes un accompagnement complet depuis la formation jusqu’à l’intégration sur le marché du travail.

Précisant sa pensée, elle souligne aussi, que la professionnalisation de l’entrepreneuriat environnemental est désormais une nécessité dans un monde marqué par des mutations rapides et des défis écologiques croissants.

La ministre a en outre affirmé que le décret exécutif n° 61/24, qui réglemente la collecte et la valorisation des déchets, s’inscrit dans cette dynamique. Il offre aux jeunes entrepreneurs des facilités fiscales et des incitations économiques leur permettant de s’investir dans des activités génératrices de revenus tout en préservant l’environnement.  À travers ce dispositif, « l’État encourage la création de microentreprises spécialisées dans le recyclage, la récupération et la gestion durable des déchets, ouvrant ainsi la voie à une économie plus verte et inclusive».

En 2025, l’entrepreneuriat environnemental en Algérie connaît une montée en puissance remarquable. De plus en plus de jeunes se lancent dans des projets innovants dans les domaines de la gestion des déchets, des énergies renouvelables, de l’agriculture durable et de l’éco-construction.  En conclusion, elle réaffirme son engagement à soutenir toutes les initiatives qui favorisent l’entrepreneuriat environnemental, véritable levier de croissance verte et de modernisation économique.  C’est en misant sur les jeunes, leur créativité et leur sens des responsabilités, que l’Algérie pourra relever les défis écologiques de demain et bâtir une économie résiliente, solidaire et durable.

Par Réda Hadi

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