18/05/2026
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Industrie automobile: Le constructeur allemand Opel s’implante en Algérie

L’Algérie continue de renforcer son attractivité dans l’industrie automobile mondiale. Le groupe Stellantis a annoncé, mardi, la décision de sa marque allemande Opel d’implanter un nouveau site de production en Algérie, marquant une étape majeure dans la stratégie industrielle du constructeur en dehors d’Europe.

L’annonce a été faite par Samir Cherfan, directeur des opérations de Stellantis pour l’Afrique et le Moyen-Orient. Sans dévoiler, à ce stade, ni le calendrier de réalisation ni la localisation exacte du projet, le responsable a souligné l’importance stratégique de cette décision, tant pour Opel que pour l’Algérie et pour l’ensemble de la région Moyen-Orient et Afrique. « Je suis fier d’annoncer qu’Opel a choisi l’Algérie pour l’implantation d’un nouveau site de production hors d’Europe », a-t-il déclaré sur la page LinkedIn du groupe, qualifiant ce choix « d’étape importante pour la marque, pour l’Algérie et pour la région Moyen-Orient et Afrique ». Il a toutefois précisé que le projet restait soumis aux procédures réglementaires et aux autorisations des autorités algériennes.

Avec cette annonce, Opel devient la deuxième marque du groupe Stellantis à s’engager dans une production locale en Algérie, après Fiat, dont l’usine implantée à Oran est entrée en activité à la fin de l’année 2023. Ce nouveau projet confirme la volonté du groupe de faire de l’Algérie un pôle industriel régional dans le secteur automobile. Samir Cherfan a indiqué que cette décision a été prise à l’issue d’une réunion tenue à Alger, à laquelle ont pris part les dirigeants du groupe, dont Florian Huettl, président-directeur général d’Opel AutomotiveGmbH.

« Nous avons réaffirmé notre ambition commune : réaliser le projet d’usine Opel et contribuer activement au développement de l’industrie automobile nationale grâce à la production locale, l’intégration industrielle et l’investissement à long terme », a-t-il précisé. Selon le responsable, ce choix s’appuie également sur les performances commerciales enregistrées par la marque en Algérie depuis son lancement il y a plus de deux ans. « Cette décision reflète la forte dynamique que nous avons créée ensemble », a-t-il ajouté, évoquant un marché en croissance et un environnement favorable au développement industriel.

Bien que les caractéristiques du futur site n’aient pas encore été dévoilées, Samir Cherfan a souligné que cette usine viendra compléter le réseau de production d’Opel en Europe. Elle permettra de mieux répondre à la demande du marché algérien et de servir plus largement la région Moyen-Orient et Afrique, en cohérence avec la stratégie du groupe consistant à « fabriquer dans la région, pour la région ». « Nous sommes impatients de continuer à développer cet écosystème, de créer des opportunités pour les clients, les partenaires et l’industrie locale, et de fournir la qualité renommée de l’ingénierie allemande, fièrement produite en Algérie », a conclu le directeur des opérations de Stellantis pour l’Afrique et le Moyen-Orient.

Cette annonce renforce les perspectives de relance durable de l’industrie automobile nationale et confirme l’intérêt croissant des grands constructeurs internationaux pour le marché algérien. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large qui fait de l’année 2026 un véritable tournant pour l’industrie automobile en Algérie. Après des années marquées par des expériences de montage aux retombées limitées, le secteur entre désormais dans une phase de maturité industrielle, portée par une stratégie publique orientée vers la production réelle, l’intégration locale et la diversification des exportations hors hydrocarbures.

Présentée récemment par le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, devant la commission des finances de l’APN, cette feuille de route traduit le passage progressif de l’Algérie du statut de simple marché de consommation à celui de plateforme régionale de production et d’exportation. La montée en cadence de l’usine Fiat d’Oran, appelée à atteindre une capacité de 90.000 véhicules par an en 2026, l’arrivée de nouveaux constructeurs asiatiques de premier plan, ainsi que la relance d’unités industrielles existantes, confirment cette transformation structurelle.

Parallèlement, le développement d’un tissu de sous-traitance, notamment à travers la mise en place d’une filière nationale de pneumatiques, vise à renforcer le taux d’intégration locale et à ancrer durablement l’industrie automobile dans l’économie nationale, faisant de 2026 l’année de l’émergence industrielle du secteur en Algérie.

Par A. A.

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