Electricité verte : Neuf nouvelles centrales seront opérationnelles en 2026
Neuf nouvelles centrales de production d’énergie propre seront opérationnelles en 2026, marquant une nouvelle étape dans l’accélération de la transition énergétique de l’Algérie. Cette évolution s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale visant à réduire progressivement la dépendance aux énergies fossiles et à renforcer la part des sources renouvelables dans le mix énergétique du pays.
La mise en service annoncée de ces nouvelles stations confirme la volonté des pouvoirs publics d’inscrire la transition énergétique dans une dynamique concrète et durable. Selon les responsables du secteur, cette orientation devrait contribuer à renforcer la résilience du système énergétique national, tout en valorisant le potentiel solaire et éolien de l’Algérie dans un contexte régional et international en constante mutation. Dans ce cadre, Khalil Hedna, directeur de l’information et de la communication au ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, a indiqué que ce programme s’inscrit dans ce qu’il qualifie de « projet du siècle », destiné à produire 15 000 mégawatts d’énergie renouvelable à l’horizon 2030.
« La première phase de ce vaste programme est déjà engagée avec une capacité de 3 200 mégawatts, qui sera concrétisée notamment par la mise en service de neuf nouvelles stations de production d’énergie propre dès 2026 », a-t-il expliqué sur les ondes de la « Chaîne I » de la radio nationale. Dans cette perspective, deux infrastructures majeures entreront en exploitation dès la fin du mois en cours. Il s’agit de la centrale solaire de Laghrous, dans la wilaya de Biskra, et de celle de Tandla, dans la wilaya d’El Meghaïer, chacune dotée d’une capacité de production de 200 mégawatts.
Ces installations viendront renforcer le parc existant, qui comprend déjà des projets structurants tels que la centrale solaire de Gara Djebilet et le parc éolien d’Adrar, illustrant la diversification progressive des sources d’énergie propre à l’échelle nationale. Pour Khalil Hedna, cette dynamique reflète une orientation stratégique claire des pouvoirs publics. « Le choix de l’Algérie est celui d’une transition maîtrisée vers une énergie durable, fondée sur un mix énergétique équilibré, combinant les ressources fossiles et les énergies renouvelables propres », a-t-il souligné, mettant en avant la nécessité d’assurer simultanément la sécurité énergétique et la continuité de l’approvisionnement.
Au-delà de la dimension environnementale, le développement des énergies propres répond également à des enjeux économiques et techniques. La consommation nationale d’électricité atteint régulièrement des niveaux élevés, notamment lors des pics estivaux, accentuant la pression sur des capacités de production encore largement dépendantes du gaz naturel. L’intégration progressive de nouvelles capacités renouvelables permettra ainsi de mieux répartir la charge sur le système électrique, d’optimiser l’utilisation des ressources gazières et d’ouvrir la voie à de nouvelles perspectives, notamment en matière d’exportation d’électricité verte.
La transformation numérique au cœur de la stratégie énergétique
La transformation numérique s’est imposée comme le pilier central de la stratégie du secteur énergétique, engageant ce dernier dans une mutation profonde qui place la digitalisation au sommet des priorités de gestion. Loin d’être un virage improvisé, cette dynamique s’appuie sur une vision à long terme entamée dès 2010 avec la création d’une direction dédiée aux systèmes d’information chez Sonelgaz, comme l’a précisé Khalil Hedna. Aujourd’hui, cet investissement historique se traduit par le déploiement de solutions technologiques de pointe qui transforment radicalement le pilotage des infrastructures.
En généralisant la télégestion et la surveillance à distance, le secteur gagne en précision et en réactivité, assurant ainsi une intelligence accrue des réseaux. Parallèlement, cette modernisation profite directement aux usagers grâce au développement d’applications numériques innovantes qui rendent le service public plus fluide, transparent et accessible. In fine, l’intégration systématique des données dans chaque processus décisionnel garantit une gestion opérationnelle plus moderne et résiliente, consolidant ainsi la pérennité du mix énergétique national.
Par Zahir R.
