Lancement du projet zinc-plomb d’Amizour: Le Président Tebboune fixe les délais
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé, dimanche, la volonté de l’État d’accélérer la mise en œuvre de projets structurants à forte valeur économique et sociale, à l’occasion de la réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée. Parmi les dossiers majeurs examinés figure le lancement de la mine de zinc-plomb d’Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa, dont l’entrée en activité est désormais fixée au mois de mars 2026, selon les directives du Président.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, le chef de l’État a insisté sur « l’impératif absolu » de respecter ce calendrier, soulignant le caractère stratégique de ce projet minier, appelé à générer d’importantes opportunités d’emploi et des retombées économiques significatives, tant pour la région que pour l’économie nationale dans son ensemble. Le président Tebboune a estimé que la mise en exploitation de cette mine constitue un levier essentiel pour la diversification de l’économie algérienne et la réduction de la dépendance aux hydrocarbures.
Dans le même esprit, le Conseil des ministres a examiné l’état d’avancement du projet de la ligne ferroviaire minière reliant Bled El Hadba à Oued Kebrit, jusqu’au port d’Annaba. Cette infrastructure stratégique est destinée à assurer le transport du phosphate ainsi que des engrais extraits et produits, renforçant ainsi la chaîne de valeur du secteur minier et industriel. Le président de la République a rappelé que l’investissement public dans le domaine minier vise à doter le pays de « nouveaux piliers économiques durables » au bénéfice des générations futures.
À ce titre, Abdelmadjid Tebboune a instruit le ministre des Travaux publics de présenter un rapport de suivi mensuel sur l’évolution de ce chantier, insistant sur la nécessité d’achever les travaux d’ici la fin de l’année 2026. L’objectif affiché est une entrée en exploitation effective au plus tard au premier trimestre de 2027, afin de permettre à l’Algérie d’augmenter sensiblement sa capacité de production d’engrais et de consolider sa position sur les marchés régionaux et internationaux.

Le président de la République a également exigé un suivi quotidien du projet et l’élimination rapide de toutes les contraintes susceptibles de ralentir les travaux. Il a appelé le gouvernement à mobiliser l’ensemble des moyens nécessaires pour accélérer la cadence, dans une logique de performance et de respect des délais. S’agissant du quai minier inscrit dans le cadre de l’extension du port d’Annaba, le chef de l’État a ordonné une coordination renforcée entre les secteurs des Travaux publics, de l’Intérieur et des Transports, ainsi qu’avec le partenaire étranger impliqué dans le projet. L’objectif est de finaliser cette infrastructure stratégique d’ici la fin de l’année 2026. Le président Tebboune a rappelé que ce projet s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de transformation économique et de sortie progressive de la dépendance aux recettes pétrolières.
Outre les dossiers liés aux mines et aux infrastructures, le Conseil des ministres s’est également penché sur la feuille de route du secteur de la pêche pour l’année 2026. Le président de la République a réaffirmé l’engagement constant de l’État en faveur des pêcheurs, à travers des mesures d’accompagnement, des facilitations administratives et des incitations financières, visant à augmenter les quotas de pêche de l’Algérie.
Le chef de l’État a souligné que le développement de la pêche et de l’aquaculture constitue une « exigence nationale » et une priorité stratégique, en raison de son rôle central dans le renforcement de la sécurité alimentaire. Il a appelé à redoubler d’efforts pour accroître la production, notamment par l’introduction de modes d’exploitation modernes et plus efficaces, rappelant que l’Algérie n’exploite pas encore pleinement ses quotas de pêche.
Dans le domaine de la chasse, Abdelmadjid Tebboune a instruit le gouvernement d’associer étroitement la Fédération des chasseurs à toutes les décisions relatives au secteur, dans une démarche de concertation et de coordination visant à assurer une gestion durable des ressources fauniques. Par ailleurs, en matière de reboisement et de développement agricole, le président de la République a enjoint au ministre de l’Agriculture d’adopter la mécanisation moderne afin d’augmenter la production d’arbres fruitiers. Il a particulièrement insisté sur l’orientation vers des espèces à forte rentabilité économique, telles que l’arganier, dans le cadre d’une vision intégrée de développement rural et de diversification des revenus agricoles.
La réunion s’est conclue par l’approbation de plusieurs nominations et fins de fonctions à des postes supérieurs de l’État, traduisant la poursuite de la dynamique de réforme et de modernisation de l’appareil administratif.
Par Réda Hadi
