Industrie pharmaceutique: Vers la création d’un grand centre national de recherche en virologie
Dans le cadre de sa stratégie visant à consolider la sécurité sanitaire et alimentaire du pays, l’Algérie s’apprête à franchir une étape majeure dans le développement de son industrie pharmaceutique. Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouassim Kouidri, a annoncé jeudi plusieurs projets structurants destinés à renforcer la production nationale de vaccins et de kits de diagnostic médical.

Lors d’une visite dans la wilaya de Mostaganem, le ministre a présenté le projet de création d’un grand centre national spécialisé en virologie, destiné à développer la recherche scientifique et la fabrication de vaccins adaptés aux virus circulant sur le territoire. Selon M. Kouidri, ce centre sera dirigé par un expert algérien cumulant plus de 40 ans d’expérience dans le domaine de la virologie, tandis que la production des médicaments et produits associés sera assurée par le groupe public Saidal.
Dans l’attente de l’achèvement des infrastructures définitives, un espace provisoire a été réservé au sein du Centre de recherche et développement d’Alger pour lancer les travaux théoriques et pratiques, en attendant la production industrielle dans les unités existantes. Le ministre a insisté sur la nécessité d’adapter les vaccins aux mutations locales des virus afin de garantir une prévention et un traitement efficaces. Parallèlement, à Oran, M. Kouidri a annoncé l’ouverture prochaine d’une unité de fabrication de kits de diagnostic rapide des drogues, portée par le groupe Saidal.
Le projet affiche un taux d’avancement de 85 %, avec tous les équipements déjà installés, et devrait créer 50 à 60 postes d’emploi dans une première phase. Un second projet, destiné à la production de réactifs biochimiques, sera également mis en exploitation dans la même région d’ici un an. Cette unité produira 30 types de kits, dont certains pour le dépistage de drogues et de maladies, y compris certains cancers, avec une capacité annuelle de 8,9 millions de réactifs, extensible à 85 types de kits dans le futur.
Lors de ses visites, le ministre s’est également rendu dans les usines Inotis, spécialisée dans la fabrication de matières premières non tissées à usage médical et sanitaire, et Hygimed, dédiée aux dispositifs médicaux à usage unique. Ces initiatives s’inscrivent dans la volonté de l’Algérie de renforcer son autonomie pharmaceutique, d’optimiser ses capacités de production et de participer activement à la sécurité sanitaire régionale et internationale.
Par R E/APS
