18/05/2026
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17 contrats signés et près de 7 milliards de dollars mobilisés en 2025 : Sonatrach renforce ses investissements

En 2025, Sonatrach a multiplié les accords internationaux dans l’exploration, la production, la commercialisation et les services pétroliers et gaziers, totalisant 17 contrats majeurs et près de 7 milliards de dollars d’engagements d’investissement. Le contrat le plus notable reste celui conclu en octobre avec la société saoudienne Midad Energy, pour un montant de 5,4 milliards de dollars. Cette dynamique contractuelle traduit une offensive claire visant à renforcer les réserves nationales d’hydrocarbures, sécuriser les débouchés gaziers et moderniser l’outil industriel en aval.

Selon le bilan sectoriel établi à partir des accords annoncés durant l’année, la majorité des contrats portent sur l’exploration et la production, avec dix conventions signées dans le cadre de partenariats étrangers. Ces opérations couvrent plusieurs bassins prometteurs, notamment Berkine, Gourara et Illizi, et s’inscrivent dans la continuité des résultats de l’appel d’offres international AlgeriaBid Round 2024. Les montants engagés dans ces seuls segments d’exploration et de développement se chiffrent à plusieurs milliards de dollars, confirmant le regain d’attractivité du domaine minier algérien.

D’après la plateforme spécialisée « Attaqa.net », le plus important contrat de l’année a été conclu en octobre avec MidadEnergy pour l’exploration et le développement d’hydrocarbures dans le bassin d’Illizi. D’un montant estimé à 5,4 milliards de dollars, l’accord est structuré sous forme de partage de production sur 30 ans, extensible de dix années supplémentaires, avec une phase d’exploration de sept ans. Le partenaire prend en charge l’intégralité du financement, dont près de 288 millions de dollars consacrés aux travaux de recherche et de forage. Par son volume et sa durée, ce contrat constitue l’un des principaux leviers de la relance des investissements amont.

Toujours dans l’exploration, plusieurs accords ont été signés avec des groupes européens et asiatiques. Des consortiums associant des entreprises suisses, autrichiennes, italiennes, thaïlandaises, chinoises et qataries ont obtenu des permis sur différentes zones à travers des contrats de participation ou de partage de production. À lui seul, le contrat attribué à un partenariat mené par l’italien Eni sur le périmètre de Zemoul El Kbar représente environ 1,35 milliard de dollars d’investissements prévus, dont plus de 100 millions destinés à la phase d’exploration. D’autres protocoles ont été paraphés pour préparer de futurs contrats, notamment avec des groupes chinois et américains autour des techniques de récupération assistée et du développement de réservoirs carbonatés.

La stratégie 2025 ne s’est pas limitée à l’amont. Sonatrach a également consolidé ses positions commerciales gazières en Europe à travers plusieurs contrats de vente et d’achat. Des accords ont été conclus ou prolongés avec des énergéticiens d’Europe centrale pour l’approvisionnement en gaz naturel via le corridor algéro-italien. Ces extensions, parfois d’un an renouvelable, visent à stabiliser les flux exportés et à préserver les parts de marché dans un contexte de forte concurrence internationale. Sur le plan industriel, l’aval a aussi bénéficié d’engagements significatifs.

Un contrat d’ingénierie, d’approvisionnement, de construction et de mise en service a été signé avec une société d’ingénierie chinoise pour la réalisation d’une unité d’hydrogénation et de reformage de naphta lourd dans la raffinerie d’Arzew. D’un coût d’environ 57 milliards de dinars, soit plus de 430 millions de dollars, le projet doit permettre de plus que doubler la capacité de production d’essence du site, en la portant de 550 000 à 1,2 million de tonnes par an. Cette modernisation répond à la fois aux besoins du marché interne et aux objectifs de valorisation des coupes pétrolières.

En parallèle, Sonatrach a conclu des contrats de services techniques avec des entreprises spécialisées dans l’inspection intelligente de gazoducs. Ces opérations concernent plusieurs conduites totalisant plus de 3 500 kilomètres, dont des tronçons dédiés à l’exportation. L’objectif est d’améliorer la sûreté, la surveillance et la performance du réseau de transport, maillon clé de la chaîne gazière.

Des accords ont également été signés avec des partenaires asiatiques pour la commercialisation de brut, de condensats et de GPL issus de périmètres spécifiques, ainsi qu’avec des compagnies africaines pour la fourniture de GPL et de produits pétroliers. Cette diversification géographique des partenariats illustre la volonté du groupe de combiner la sécurisation des marchés traditionnels et l’ouverture vers de nouveaux débouchés.

Par Selma Rachid

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