03/04/2026
ACTUALITENATIONAL

Contrôle des importations: Des laboratoires mobiles déployés au niveau de huit ports

Huit ports nationaux seront désormais dotés de laboratoires mobiles modernes, équipés de technologies avancées et confiés aux équipes de contrôle, afin de renforcer la surveillance des produits, protéger la santé des consommateurs et moderniser le dispositif national de régulation du marché. C’est ce que la ministre du Commerce intérieur et de la régulation du marché national, Amel Abdellatif, a annoncé lundi à Alger, lors de son ouverture de la journée d’information sur les laboratoires mobiles équipés au palais des expositions.

Cette initiative s’inscrit dans les efforts continus de l’État pour garantir la conformité des produits aux normes nationales et internationales, protéger la santé des consommateurs et renforcer la confiance dans le marché algérien.

Depuis plusieurs années, l’Algérie déploie une stratégie multidimensionnelle visant à renforcer le contrôle de la qualité des produits, assurer la sécurité du consommateur et améliorer le fonctionnement du marché national, en particulier dans un contexte d’ouverture commerciale croissante et de modernisation des échanges. «Ces laboratoires mobiles, acquis auprès de la Société algérienne de fabrication de véhicules SAFAB-MB, relevant du ministère de la Défense nationale, et équipés des technologies les plus récentes, offrent des capacités analytiques avancées » a-t-elle avancé notamment  la détection des résidus de pesticides,  l’identification des substances chimiques et contaminants,  l’analyse des céréales et des produits végétaux, entre autres mesures scientifiques

Il convient de préciser que ces laboratoires mobiles seront déployés dans les passages frontaliers maritimes les plus actifs du pays : les ports d’Alger, Annaba, Skikda, Jijel, Béjaïa, Oran, Mostaganem et Ghazaouet. Aussi, Amel Abdellatif a souhaité saisir cette occasion pour saluer le rôle essentiel des équipes de répression des fraudes sur le terrain, véritables première ligne de défense en matière de sécurité et de santé du consommateur.

Elles effectuent un contrôle physique rigoureux ainsi qu’un contrôle analytique scientifique à travers des prélèvements envoyés aux laboratoires sectoriels relevant du Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage ou du Laboratoire national d’essais (LNE). Ces analyses scientifiques constituent la base objective sur laquelle reposent les décisions concernant la conformité ou la non-conformité des produits, ainsi que les mesures légales nécessaires pour garantir la protection du consommateur et la sécurité du marché.

Compte tenu de l’importance de ce rôle analytique, ce secteur a œuvré à l’élargissement du réseau de laboratoires, lequel compte aujourd’hui 42 laboratoires opérationnels, dotés d’une capacité analytique de 20 000 échantillons par an, capacité qui augmentera avec la réalisation de 16 nouveaux laboratoires. Le total atteindra ainsi 58 laboratoires d’ici la fin de l’année 2026, traduisant une vision claire de la construction d’un système de contrôle moderne, performant et hautement capable de protéger le consommateur et d’assurer la qualité des produits.

Dans ce cadre, elle a souligné que le ministère travaille également au développement d’un système informatique intégré pour la gestion des laboratoires (LIMS –Laboratory Information Management System) permettant de disposer de données précises sur les équipements et les ressources humaines, et de faciliter l’échange instantané des informations, renforçant ainsi les principes de transparence et d’efficacité dans les activités de contrôle et d’analyse. Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de numérisation, le projet de carte numérique nationale des laboratoires GEOLAB représente l’une des réalisations les plus marquantes du secteur ces dernières années.

Cette plateforme intelligente n’est pas seulement une application numérique, mais une véritable base de données nationale intégrée regroupant de faite, les capacités analytiques de chaque laboratoire,  les compétences humaines,  les équipements scientifiques et  les domaines de spécialisation.

La création de laboratoires mobiles, dira la ministre, n’est pas une simple démarche technique, mais un engagement fort envers la santé du consommateur, la transparence et la protection de notre marché national. Elle constitue également un pilier essentiel pour renforcer la compétitivité de notre économie et consolider la confiance des consommateurs.

Pour assurer le succès total de ce dispositif, la ministre  souligne plusieurs orientations fondamentales, dont entre autre, le renforcement des capacités humaines et techniques à travers la formation continue des équipes et l’actualisation permanente des équipements, avec une  harmonisation des méthodes d’analyse avec celles utilisées dans les laboratoires fixes, afin de garantir la fiabilité et la crédibilité de tous les résultats.

Par Réda Hadi

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