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L’Algérie continue d’attirer les investissements étrangers dans les secteurs stratégiques liés à l’eau et aux infrastructures. Le groupe saoudien Abunayyan Holding entend ainsi renforcer sa présence dans le pays, en élargissant son activité au-delà de la fourniture d’équipements vers des activités industrielles et de services directement liées au dessalement de l’eau de mer.

C’est dans cette perspective que le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a reçu, lundi à Alger, le président-directeur général d’Abunayyan Holding, M. Turki bin Saeed Al Amri, en présence notamment de l’ambassadeur d’Arabie saoudite en Algérie, Abdullah Bin Nasser Al-Bussairi, et du PDG de l’Algerian Desalination Company (ADC), Lahcen Bada.

Cette rencontre intervient dans le prolongement des discussions engagées entre les deux parties autour des opportunités de partenariat et d’investissement dans le dessalement de l’eau de mer et les équipements industriels associés. Elle traduit également la volonté des deux pays de donner un contenu économique plus important à leur coopération dans un domaine devenu prioritaire pour l’Algérie. À cette occasion, le président exécutif de la société Abunayyan Holding a exposé des propositions et des démarches pratiques visant à élargir et à consolider la présence d’investissement et industrielle de son groupe en Algérie, exprimant le souhait de l’entreprise de créer un centre industriel pour les services d’assemblage et de maintenance spécialisé dans les équipements et matériels de dessalement de l’eau, à même de soutenir la durabilité des projets stratégiques et de fournir des services techniques et logistiques à l’échelle locale, a précisé le ministère dans un communiqué.

L’offre du groupe saoudien ne se limite toutefois pas au volet industriel. Il a également fait part de sa volonté de créer une filiale de l’Académie de l’énergie et de l’eau en Algérie.

Cette initiative devrait notamment permettre de renforcer les capacités nationales en matière de gestion et d’exploitation des stations de dessalement, à travers le transfert de connaissances et de savoir-faire. Elle pourrait ainsi accompagner la montée en puissance du parc algérien de dessalement et les besoins croissants en compétences spécialisées.

Le projet s’inscrit, par ailleurs, dans une démarche plus large de transfert technologique et de localisation progressive de la production. Les discussions portent notamment sur la fabrication locale des membranes et d’autres équipements essentiels utilisés dans les installations de dessalement.

Pour l’Algérie, l’enjeu dépasse donc la seule réalisation de nouvelles stations. Il s’agit désormais de faire émerger autour de cette filière un tissu industriel capable de produire, assembler, maintenir et développer les équipements nécessaires. Pour sa part, M. Arkab a salué ces initiatives qui sont en parfaite harmonie avec les orientations du gouvernement visant à augmenter les taux d’intégration nationale, à localiser les industries vitales et à créer des postes d’emploi durables, soulignant la disposition du secteur, à travers la société algérienne de dessalement d’eau (Algerian Desalination Company) et les différentes structures de tutelle, à accorder les facilités nécessaires et à réunir toutes les conditions à même de concrétiser ces projets et partenariats stratégiques sur le terrain, selon le communiqué. Cette nouvelle dynamique pourrait ainsi ouvrir la voie à un partenariat algéro-saoudien davantage axé sur l’investissement productif, le transfert technologique et l’intégration industrielle, alors que le dessalement s’impose comme l’un des grands chantiers structurants de l’Algérie.

Par Zahir R.

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