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L’Algérie entend renforcer son partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et mobiliser davantage les technologies nucléaires civiles au service de ses priorités de développement. C’est dans cette optique que le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, représente l’Algérie aux travaux de la 70ᵉ session de la Conférence générale de l’AIEA, qui s’ouvre ce lundi à Vienne et se poursuivra jusqu’au 18 septembre. Cette participation intervient alors que le pays cherche à accélérer sa transition énergétique, à diversifier son bouquet énergétique et à développer les technologies à faibles émissions de carbone.

Réunissant les États membres, des experts et des responsables internationaux, cette session constitue un espace d’échange important sur les usages pacifiques de l’atome et leur contribution au développement durable. Les travaux portent notamment sur la sûreté et la sécurité nucléaires, les garanties, la non-prolifération, la coopération technique ainsi que les applications civiles des technologies nucléaires. Pour l’Algérie, ce rendez-vous constitue surtout l’occasion de consolider les liens avec une institution dont l’expertise couvre plusieurs secteurs susceptibles d’accompagner les politiques nationales. Ainsi, les entretiens que Mourad Adjal doit avoir avec le directeur général de l’AIEA et plusieurs de ses homologues devraient permettre d’identifier de nouveaux axes de coopération dans les domaines scientifique, médical et de la recherche.

La dimension énergétique occupe une place importante dans cette démarche, puisque l’Algérie cherche à diversifier progressivement ses sources d’énergie en développant les renouvelables et en favorisant l’intégration de technologies bas carbone. Dans ce cadre, la coopération avec l’AIEA peut contribuer au renforcement des compétences nationales, à l’échange d’expertise et à l’accès à des expériences internationales liées aux applications pacifiques de l’énergie nucléaire. Cette orientation ne se limite cependant pas au secteur de la production d’électricité, car les technologies nucléaires disposent également d’applications dans plusieurs domaines de développement, notamment la santé, l’agriculture, l’industrie, la gestion des ressources hydriques et la recherche scientifique. Ainsi, la coopération technique avec l’AIEA constitue un levier pour renforcer les capacités nationales et favoriser le transfert de connaissances et de technologies.

La santé devrait d’ailleurs occuper une place particulière lors de cette conférence, avec un forum scientifique consacré à la lutte contre le cancer, programmé les 15 et 16 septembre. Les échanges porteront notamment sur le développement de la médecine nucléaire, la radiothérapie ainsi que l’amélioration des moyens de diagnostic et de traitement. Pour l’Algérie, ces discussions représentent une occasion supplémentaire de renforcer les échanges scientifiques et médicaux et de tirer profit de l’expertise internationale disponible. Par ailleurs, les rencontres bilatérales prévues par Mourad Adjal devraient permettre d’examiner de nouvelles possibilités de partenariats avec des acteurs institutionnels et industriels, l’objectif étant d’encourager les investissements, de développer les échanges d’expériences et de favoriser le transfert de technologie dans des secteurs liés à la transition énergétique et aux technologies bas carbone.

La participation algérienne à cette 70ᵉ session s’inscrit ainsi dans une approche plus large de diversification des partenariats énergétiques et scientifiques. Elle traduit la volonté d’Alger de maintenir la coopération nucléaire dans le cadre des usages pacifiques et de l’intégrer aux priorités nationales en matière de développement, de recherche et de transition énergétique. Pour l’Algérie, l’enjeu consiste désormais à transformer les échanges institutionnels en programmes concrets, notamment dans la formation, la recherche, la médecine nucléaire et le développement des technologies bas carbone. Ce rapprochement avec l’AIEA pourrait ainsi contribuer à renforcer les capacités nationales tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération internationale, dans un secteur appelé à occuper une place croissante au sein des politiques énergétiques et scientifiques.

Par Selma R.

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