03/04/2026
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Elle reste le deuxième exportateur africain de GNL en 2025: L’Algérie conserve sa place stratégique en Afrique

L’année 2025 a été marquée par des recompositions notables sur le marché africain du gaz naturel liquéfié (GNL), dans un contexte international toujours dominé par les incertitudes énergétiques et les ajustements géopolitiques. L’Algérie a conservé sa position de deuxième exportateur africain de GNL, malgré un repli sensible de ses volumes exportés. Avec des exportations estimées à 9,54 millions de tonnes, le pays demeure un acteur central du paysage gazier continental, se maintenant juste derrière le Nigeria, leader incontesté pour la deuxième année consécutive.

Ce maintien intervient dans un contexte de transition stratégique pour le secteur gazier national, confronté à des défis liés à la maturité de certains gisements, aux besoins d’investissement et à la modernisation des infrastructures de liquéfaction. Pour les observateurs, cette phase pourrait ouvrir la voie à une reconfiguration de la politique gazière, axée sur l’optimisation des capacités existantes, la valorisation de nouveaux projets et le renforcement de l’attractivité du cadre d’investissement.

Selon le rapport sur les évolutions des marchés arabes et mondiaux du GNL publié par la plateforme spécialisée « Attaqa.net », la dynamique observée dans plusieurs autres pays producteurs du continent est contrastée. L’augmentation des exportations en Angola, ainsi que l’entrée en production du projet offshore Grand Tortue Ahmeyim entre la Mauritanie et le Sénégal, ont contribué à compenser en partie la contraction algérienne. Dans ce nouveau paysage énergétique, l’Algérie continue de jouer un rôle structurant, tant par ses capacités industrielles que par son ancrage historique sur les marchés européens et méditerranéens.

L’année 2025 a également été marquée par le retour de l’Égypte sur le marché du GNL, malgré des contraintes persistantes sur sa production locale, ainsi que par l’émergence progressive de nouveaux acteurs. Ces évolutions témoignent d’une intensification de la concurrence entre pays africains, dans un marché mondial du GNL de plus en plus disputé.

L’Algérie se positionne comme le deuxième exportateur africain de gaz naturel liquéfié en 2025, derrière le Nigeria. Malgré le recul enregistré, les volumes algériens demeurent nettement supérieurs à ceux de ses poursuivants directs, notamment l’Angola, le Mozambique et la Guinée équatoriale, confirmant le statut de l’Algérie comme pilier historique du GNL africain. Ce rang, maintenu dans un environnement de concurrence accrue et d’émergence de nouveaux producteurs, illustre la résilience du modèle gazier algérien et son poids structurant dans l’équilibre énergétique du continent.

Les relations énergétiques entre l’Algérie et la Turquie entrent également dans une nouvelle phase stratégique avec l’ouverture de négociations visant à finaliser une nouvelle transaction de GNL. Selon des informations exclusives obtenues par la plateforme spécialisée « Attaqa.net », les discussions portent sur l’extension de l’accord de fourniture de gaz pour trois années supplémentaires à compter de 2028, avec des ajustements potentiels des prix pouvant atteindre 10 %, reflétant les fluctuations des marchés mondiaux et les coûts de production.

Ces négociations traduisent la volonté des deux pays de stabiliser les approvisionnements et de sécuriser leurs parts de marché. La Turquie, qui cherche à diversifier ses sources d’importation, bénéficie de sa position géographique stratégique sur la Méditerranée et de ses infrastructures modernes pour la regazéification, offrant flexibilité et capacité de réexportation. Pour l’Algérie, le marché turc reste l’un des plus importants et stratégiques d’Europe pour le GNL, consolidant son rôle de fournisseur clé dans la région.

Par Selma R.

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