03/04/2026
ACTUALITENATIONAL

Entrepreneuriat universitaire : Des projets innovants accrédités par la CSVF

L’université algérienne confirme son rôle de moteur d’innovation et de création de richesse. Dans le cadre de la politique nationale d’encouragement de l’entrepreneuriat universitaire, les commissions de sélection, de validation et de financement (CSVF) ont annoncé, cette semaine, l’accréditation et le financement d’une nouvelle série de projets innovants portés par de jeunes étudiants-entrepreneurs dans plusieurs établissements du pays.

Cette initiative s’inscrit en effet dans la dynamique engagée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, sous le slogan «L’université créatrice de richesse », visant à faire de l’institution universitaire un acteur direct du développement économique et social. Selon un communiqué du ministère,  cinq universités et centres universitaires figurent parmi les bénéficiaires de cette nouvelle vague de financement.

À Guelma, l’Université du 8 Mai 1945 s’illustre par l’accréditation de cinq projets dans les domaines de la santé, de l’industrie et de l’agroalimentaire — des secteurs à fort potentiel d’innovation et de création d’emplois. À Boumerdès, l’Université M’hamed Bougara, connue pour sa forte orientation technologique, voit trois projets industriels retenus, confirmant le dynamisme de ses étudiants dans les filières d’ingénierie et de production. Le Centre universitaire Abdelhafid Boussouf de Mila a, de son côté, validé deux projets portant sur la production et les services, traduisant la volonté des jeunes entrepreneurs d’ancrer leurs initiatives dans les besoins locaux. L’Université Mohamed Khider de Biskra se distingue, pour sa part, avec six projets financés dans les domaines de la médecine, des services et de l’industrie, démontrant le potentiel entrepreneurial croissant dans le Sud-Est du pays.

Enfin, à Ouargla, l’Université Kasdi Merbah a vu un projet industriel validé, illustrant la montée en puissance de l’écosystème entrepreneurial dans les wilayas sahariennes. Ces microprojets, portés par de jeunes diplômés et encadrés par leurs universités, constituent des incubateurs d’idées et de solutions locales. Ils traduisent la mise en œuvre concrète du statut national de l’étudiant-entrepreneur, instauré par le ministère de l’Enseignement supérieur pour favoriser l’émergence de projets viables avant même la fin du cursus académique. L’objectif est clair : transformer les universités en pôles d’innovation appliquée, capables de générer des start-up, de renforcer la compétitivité des territoires et de contribuer à la création d’emplois qualifiés. La CSVF joue, à ce titre, un rôle central. Elle évalue la pertinence technique et économique des propositions, accorde des financements ciblés et accompagne les porteurs de projets dans les premières phases de réalisation.

Cette démarche s’inscrit dans la stratégie nationale de transition vers une économie fondée sur la connaissance, où la recherche appliquée, la technologie et l’innovation deviennent les nouveaux leviers de croissance. Elle répond aussi aux orientations du gouvernement en matière d’auto-emploi des jeunes diplômés et d’intégration du secteur universitaire dans le tissu productif.

En finançant ces projets, les CSVF envoient un message fort de confiance aux jeunes porteurs d’idées, tout en confirmant que l’université algérienne n’est plus seulement un lieu de formation, mais un acteur direct du développement économique. « Ce type d’initiative concrétise la vision d’une université connectée à son environnement socioéconomique, capable de créer de la valeur ajoutée et des emplois », souligne une source au ministère. Ce programme, appelé à s’élargir à l’ensemble des établissements du pays, représente une étape importante vers une université entrepreneuriale, ouverte sur le monde économique et contributive à la souveraineté nationale.

Par Selma R.

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