Exportations hors hydrocarbures: Plus de 4 milliards de dollars en dix mois
Les exportations algériennes hors hydrocarbures poursuivent leur dynamique haussière, confirmant les efforts engagés par les pouvoirs publics en faveur de la diversification de l’économie nationale. En l’espace de dix mois, leur valeur a dépassé la barre des 4 milliards de dollars, un niveau supérieur à celui enregistré durant toute l’année 2024, traduisant une accélération notable du commerce extérieur hors hydrocarbures.

Avec cette performance et les réformes structurelles en cours, les exportations hors hydrocarbures s’imposent progressivement comme l’un des piliers de la nouvelle stratégie économique du pays. Intervenant sur la « Chaîne I » de la Radio nationale, le directeur central au ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Abdellatif El Houari, a souligné que ces résultats sont le fruit d’un travail de fond mené depuis plusieurs mois pour accompagner les exportateurs et renforcer les capacités des producteurs nationaux. « L’État algérien poursuit résolument sa politique de promotion des exportations hors hydrocarbures, en mettant en place des mécanismes de soutien adaptés et des facilitations à chaque étape du processus d’exportation », a-t-il affirmé.
Cette progression s’inscrit dans un contexte marqué par le renforcement du dispositif d’appui aux exportateurs, notamment à travers le Fonds de soutien aux exportations. Selon Abdellatif El Houari, ce mécanisme a permis, depuis janvier 2025, la prise en charge de plus de 2 000 dossiers de compensation, dont 1 700 ont déjà été transmis aux services de la Trésorerie publique et du contrôle budgétaire pour validation. « La compensation des exportateurs est aujourd’hui une réalité concrète, et elle contribue directement à améliorer la compétitivité des produits algériens sur les marchés extérieurs », a-t-il expliqué.
Au-delà des résultats chiffrés, le responsable a insisté sur l’importance des facilitations accordées aux opérateurs économiques, en particulier en matière d’exportation et d’importation des matières premières. Ces mesures visent à garantir, à la fois, la continuité de l’activité industrielle et la satisfaction des besoins du marché national. « Notre objectif est d’assurer un équilibre entre le soutien à l’export et la préservation du tissu productif local », a précisé Abdellatif El Houari.
La modernisation des outils de gestion du commerce extérieur constitue également un levier central de cette dynamique. À ce titre, le directeur central a annoncé le lancement d’une plateforme numérique dédiée à la gestion et au suivi des programmes prévisionnels d’importation des matières premières pour le premier semestre 2026. Développée en un temps record depuis août dernier, en partenariat avec une start-up nationale, le ministère de la Poste et des Télécommunications et Algérie Télécom, cette plateforme ambitionne de réduire considérablement les délais de traitement des dossiers et de renforcer la transparence.
« Grâce à la numérisation, nous passerons de délais qui dépassaient parfois une année à des délais de traitement compris entre 20 et 30 jours seulement », a-t-il indiqué.Selon lui, cette transformation numérique permettra également de fluidifier la communication entre l’administration et les opérateurs économiques, tout en assurant un meilleur contrôle des données fiscales et sociales. Déjà opérationnelle 24 heures sur 24, la plateforme a enregistré, dès ses premières heures de mise en service, près de 1 500 comptes créés et environ 100 demandes déposées, témoignant de l’intérêt suscité auprès des opérateurs.
Par Adem A.
