FINANCE

FINABI Conseil propose la cession de 15 % de Sonatrach en bourse

L’évaluation théorique de Sonatrach, s’élève à plus de 186 milliards de dollars, une estimation qui a suscité une proposition audacieuse de FINABI Conseil, suggérant la cession de 15 % de l’entreprise sur le marché boursier.

Une initiative qui pourrait rapporter près de 28 milliards de dollars, destinés à financer des projets d’intérêt national sans recourir à l’emprunt extérieur. Cette proposition intervient dans le cadre des discussions autour de l’article 196 du projet de Loi de Finances 2025, qui recommande le recours à l’emprunt auprès d’institutions financières internationales pour financer des projets majeurs, tels que celui de Gara Djebilet, dont les coûts annuels oscillent entre 1 et 1,5 milliard de dollars sur une période de 8 à 10 ans.

FINABI Conseil, dirigé par Chabane Assad, souligne que l’emprunt extérieur ne serait viable que si les projets financés sont suffisamment rentables pour générer des cash-flows aptes à rembourser les dettes. Toutefois, les risques liés aux retards de réalisation ou à de mauvaises estimations financières pourraient complexifier ce montage. De plus, la capacité d’endettement de l’Algérie à l’international étant limitée, la solution proposée par FINABI, à savoir la cession partielle de Sonatrach, apparaît comme une option plus durable.

Cette stratégie permettrait non seulement de préserver la souveraineté économique de l’Algérie, mais également de dynamiser le marché boursier algérien, encore peu développé. L’introduction en bourse de Sonatrach pourrait attirer de nouveaux capitaux, améliorer l’inclusion financière, et offrir au Trésor public des fonds propres sans endetter davantage le pays. En cédant 15 % de Sonatrach, l’Algérie bénéficierait ainsi de fonds frais qui pourraient être utilisés pour financer la première phase des projets d’intérêt national, soit à travers un fonds d’investissement spécifique, soit via le Fonds National d’Investissement (FNI).

Le modèle proposé s’inspire de l’introduction en bourse d’Aramco en 2019, qui avait permis à l’Arabie saoudite de lever des fonds considérables tout en conservant le contrôle sur ses ressources stratégiques. Dans cette perspective, l’Algérie pourrait également allier souveraineté et croissance économique en optimisant l’allocation des ressources publiques, tout en réduisant la pression exercée sur les finances publiques. Ce montage financier représenterait un virage important pour le pays, en renforçant la place de l’Algérie sur la scène financière tout en répondant aux défis économiques liés à ses projets structurants.

Par Mourad A.

lesenjeuxeco

Share
Published by
lesenjeuxeco

Recent Posts

10e édition de « Seeds for the Future 2026 »: Huawei Algérie accompagne 30 étudiants algériens en Chine

Huawei Algérie poursuit son engagement en faveur du développement des jeunes talents, en participant à…

18 heures ago

Campagne labours-semailles 2026-2027: L’OAIC renforce son dispositif d’accompagnement des agriculteurs

Les 78 guichets uniques de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), déployés à travers le…

19 heures ago

Un budget de 20,48 milliards de DA alloué au secteur minier: L’accélération des projets structurants en priorité

Le secteur des mines s’engage à accélérer la valorisation des ressources naturelles nationales en 2027,…

19 heures ago

Solidarité nationale: 270 milliards de DA de budget prévus dans le PLF 2027

Les crédits alloués au secteur de la solidarité nationale devraient connaître une nouvelle hausse en…

19 heures ago

Projet Baladna El Djazair: 50 jeunes en formation pour répondre aux besoins en main d’œuvre qualifiée

Une session de formation au profit de 50 jeunes a été lancée, dimanche à l’Institut…

19 heures ago

Le président de la République reçoit le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu, dimanche, le ministre tunisien des…

19 heures ago