L’assainissement du foncier industriel s’impose comme un levier central de la nouvelle dynamique d’investissement en Algérie. Le ministère de l’Industrie a achevé, en coordination avec les walis et les directions de wilaya de l’industrie, le traitement de la situation de 729 zones réparties à travers le territoire national. Cette opération doit permettre de mieux connaître le potentiel disponible, de renforcer le contrôle de son exploitation et d’orienter les assiettes foncières vers des projets créateurs de valeur et d’emplois.

Présentant mardi son exposé devant la Commission des affaires économiques, de l’industrie, du commerce, de l’énergie et des mines de l’Assemblée populaire nationale, le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, a souligné le caractère stratégique du foncier industriel dans la politique d’investissement.
Selon lui, la disponibilité du foncier constitue l’un des premiers préalables à la concrétisation des projets et au développement de l’activité industrielle. Il a donc insisté sur la nécessité d’assurer une utilisation « efficace et rationnelle » des terrains destinés à l’activité industrielle. Il s’agit de permettre l’implantation du plus grand nombre possible de projets et de générer davantage de valeur ajoutée, tout en évitant que des terrains attribués restent inexploités ou soient utilisés à des fins différentes de celles prévues.
L’inventaire réalisé sur l’ensemble du territoire a porté sur 610 zones d’activités, 66 anciennes zones industrielles et 50 nouvelles zones industrielles inscrites dans le programme national, auxquelles s’ajoutent trois zones créées hors programme. Le traitement de ces 729 zones constitue, selon Farid Kourtel, un premier indicateur permettant de mieux structurer le cadre de gestion et de distribution du foncier industriel. « Ce classement constitue un premier indicateur pour maîtriser le système juridique régissant la gestion et la distribution des assiettes foncières », a expliqué le ministre, en mettant l’accent sur le suivi de la concrétisation des projets et le respect des délais prévus.
L’état des zones relevant du domaine privé de l’État révèle toutefois des situations contrastées. Quatre zones sont concernées par des mesures de gel, tandis que les travaux n’ont pas encore démarré dans 107 autres. Par ailleurs, 38 zones affichent un taux d’avancement inférieur à 50 %, 33 se situent entre 50 % et 80 % et 38 dépassent 80 %, alors que 103 zones sont totalement aménagées.
Face à ce constat, le ministère prévoit de renforcer la maintenance et la réhabilitation des zones existantes, parallèlement à la réalisation de nouvelles zones industrielles. Le dispositif repose également sur des inspections régulières, sur la mise à jour de la base de données du foncier économique et sur le traitement des situations de non-exploitation ou de non-respect des engagements. « Il s’agit de préserver la vocation économique du foncier et de garantir la concrétisation effective des investissements », a indiqué Farid Kourtel.
Par Selma R.



