03/04/2026
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Hassi R’Mel, Tin Fouyé Tabankort, In Amenas… Les mégaprojets gaziers pour l’avenir énergétique

L’Algérie consolide sa position parmi les grands producteurs mondiaux de gaz en accélérant la cadence de ses investissements. Conformément aux objectifs gouvernementaux, le pays s’est engagé dans une série de projets structurants visant à porter sa production à 200 milliards de mètres cubes par an d’ici cinq ans, dont la moitié sera destinée à l’exportation. Ce cap ambitieux s’appuie sur des investissements massifs, des innovations technologiques et une stratégie de décarbonation progressive des opérations.

Au cœur de cette stratégie, l’entreprise nationale Sonatrach demeure le moteur principal. Elle met en œuvre un programme d’investissement colossal de 40 milliards de dollars à l’horizon 2027, dont 30 milliards sont alloués spécifiquement à l’exploration et au développement de nouveaux gisements. Cette dynamique est renforcée par des partenariats internationaux, notamment avec la compagnie italienne Eni, qui a contribué à plusieurs découvertes majeures en 2024 dans les bassins de Hassi Messaoud et Berkine.

D’après la plateforme spécialisée « Attaqa.net », les efforts se concentrent sur des projets phares destinés à générer d’importantes réserves additionnelles. Le développement du champ de HassiR’mel, le plus vaste du pays, est ainsi censé apporter 121 milliards de mètres cubes de gaz sec, 7 millions de tonnes de condensats et 3 millions de tonnes de GPL. D’autres chantiers stratégiques sont en cours, à l’image du projet Tin FouyeTabankort (TFT), qui permettra la récupération de 11,5 milliards de mètres cubes de gaz, et du complexe d’In Amenas 2, dédié à la production de gaz humide. L’ensemble de ces initiatives s’accompagne d’une intégration progressive des énergies renouvelables, via l’installation de centrales solaires pour alimenter les sites d’extraction.

Bien le rapport ait relevé une légère contraction conjoncturelle de la production totale d’hydrocarbures (passée de 3,3 millions de barils équivalent pétrole par jour en 2024 à 3,2 millions actuellement), cette donnée n’entrave pas la trajectoire de croissance gazière. Par ailleurs, l’Algérie poursuit un redressement graduel de sa production pétrolière, conformément aux décisions de l’OPEP+, visant 963 000 barils par jour en octobre 2025 après être tombée à 907 000 barils par jour en 2024. Le potentiel du sous-sol algérien reste considérable, avec des réserves nationales estimées à 12,2 milliards de barils de pétrole et 4,5 billions de mètres cubes de gaz, confirmées par 14 découvertes réalisées en 2024.

En conjuguant modernisation technologique, exploitation raisonnée et valorisation durable de ses ressources, l’Algérie entend non seulement renforcer sa sécurité énergétique, mais aussi consolider sa place de fournisseur stratégique de gaz pour les marchés européen et africain. Cette orientation traduit la volonté du pays de transformer son modèle énergétique en un levier de croissance, d’innovation et de souveraineté économique.

Par M. A.

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