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Institutions financières internationales: Un consensus favorable sur l’économie algérienne

Les principales institutions financières internationales manifestent une reconnaissance explicite envers l’économie algérienne. Dans leurs récents rapports, le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque mondiale (BM) et la Banque africaine de développement (BAD) présentent un bilan favorable des indicateurs macroéconomiques nationaux, tout en soulignant la nécessité de maintenir l’élan des réformes structurelles.

Dans son dernier rapport sur les perspectives macroéconomiques en Afrique, la Banque africaine de développement met en avant la solidité des fondamentaux de l’économie nationale. Après une croissance de 3,6 % en 2024, le PIB algérien a progressé de 3,3 % en 2025, avec des projections orientées à la hausse, atteignant 3,9 % en 2026 et 4 % en 2027. Cette dynamique repose principalement sur les investissements dans le secteur des hydrocarbures, soutenus par des partenariats internationaux, mais également sur le maintien d’un niveau élevé de dépenses publiques et la reprise de la consommation des ménages. L’institution panafricaine souligne également la maîtrise de l’inflation, dont le taux moyen devrait s’établir autour de 2,8 % sur la période 2026-2027, plaçant l’Algérie parmi les économies les plus stables du continent en matière de prix. À cela s’ajoute un niveau confortable de réserves de change, couvrant près de 15,8 mois d’importations, un indicateur qui confère au pays une résilience appréciable face aux chocs extérieurs.

De son côté, le Fonds monétaire international met en lumière le poids croissant de l’économie algérienne à l’échelle régionale et internationale. Selon ses dernières estimations, le PIB du pays, calculé en parité de pouvoir d’achat, devrait atteindre 915 milliards de dollars en 2026, avec une trajectoire ascendante qui le porterait au-delà de 1 000 milliards de dollars à l’horizon 2029. Ces performances positionnent l’Algérie parmi les quatre plus grandes économies du monde arabe et du continent africain, aux côtés de poids lourds comme le Nigeria, l’Égypte et l’Afrique du Sud.

Cette progression reflète non seulement l’ampleur du marché national, mais aussi une amélioration du pouvoir d’achat et des capacités de consommation, éléments pris en compte dans le calcul en PPA. En parallèle, le PIB nominal devrait dépasser les 285 milliards de dollars en 2026, confirmant la montée en puissance progressive de l’économie nationale.

La Banque mondiale, pour sa part, adopte une lecture également optimiste de la conjoncture. Dans son dernier bulletin consacré à la région MENAAP, elle a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour l’Algérie en 2026, les portant à 3,7 %, contre 3,5 % précédemment. Cette révision positive place le pays parmi les rares économies de la région à bénéficier d’un ajustement favorable de leurs perspectives. L’institution de Bretton Woods souligne par ailleurs l’amélioration attendue du solde du compte courant, avec un déficit qui devrait se réduire sensiblement, passant de -5,9 % du PIB en 2025 à -2,4 % en 2026. Cette évolution s’explique notamment par la hausse des recettes d’exportation, en lien avec la performance du secteur énergétique.

Malgré ces signaux encourageants, les institutions internationales pointent certaines fragilités persistantes. Le déficit budgétaire demeure élevé, estimé à 14,4 % du PIB en 2025, en raison d’un niveau soutenu de dépenses publiques et d’une dépendance encore marquée aux hydrocarbures. De même, le maintien d’un déficit du compte courant souligne l’urgence d’accélérer la diversification économique et de renforcer les exportations hors hydrocarbures.

Dans un environnement régional et continental en reprise, où la croissance africaine devrait atteindre 4,3 % en 2026, l’Algérie confirme ainsi son positionnement parmi les économies les plus résilientes. Les évaluations convergentes du FMI, de la Banque mondiale et de la BAD traduisent une confiance renouvelée dans les capacités du pays à consolider sa trajectoire de croissance, à condition de poursuivre les réformes nécessaires pour asseoir des équilibres macroéconomiques durables.

Par Radji Z

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