22/02/2024
ACTUAGRICULTURE/PÊCHE

La pêche du corail limitée à 6 tonnes/an

Les travaux du 1er Séminaire national sur « l’exploitation du corail dans les activités artisanales » se sont ouverts mardi à la bibliothèque principale de lecture publique d’El-Tarf. Dans son intervention durant cette rencontre de deux jours, le représentant de l’Agence nationale de développement durable de la pêche et de l’aquaculture (ANDPA), Hocine Bousbaa, a affirmé que la relance de l’activité de pêche du corail limite dans une première phase de cinq années les quantités pêchées dans les wilayas de Jijel, d’El Tarf et de Skikda à «6 tonnes par an dont 3 tonnes par an pour la wilaya d’El Tarf». Il a également indiqué qu’une aire ouverte s’étendant du vieux port d’El Kala (El Tarf) aux frontières tunisiennes a été réservée pour cette pêche, assurant qu’une des missions de l’ANDPA est d’identifier les ressources en corail, le suivi du cahier de charges de l’opération de pêche de corail, l’octroi des autorisations de sa pêche et la délimitation des zones de pêche et quantités autorisées. L’objectif de la rencontre est d’accompagner les mesures juridiques et
organisationnelles de relance début 2024 de la pêche de corail, a-t-il relevé. De son côté, le directeur de la Chambre locale de l’artisanat et des métiers (CAM), Abderazak Bounab, a souligné que la rencontre regroupe des experts de la pêche de corail, des universitaires et des artisans de
plusieurs wilayas du pays à la veille de la relance de cette pêche suspendue depuis 2001 et de la ré-exploitation du corail dans les métiers artisanaux.

La relance de cette activité assurera la disponibilité du corail sur le marché et la baisse de son prix de sorte à relancer son exploitation en artisanat qui est source de revenus en devises, a-t-il ajouté. Mourad Achouri, artisan bijoutier de la commune d’El Kala, a estimé que la relance de l’exploitation du corail est devenue une nécessité qui permettra aussi de mettre un terme à son exploitation frauduleuse et de relancer les métiers artisanaux à base de corail. La Chambre locale de l’’artisanat et des métiers qui compte 8.416 artisans et 18.000 emplois a formé dernièrement 16 artisans dans le domaine de la transformation du corail à l’école pilote algéro-brésilienne de sculpture des pierres précieuses et de bijouterie de Tamanrasset.

R E.

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