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La sécurité alimentaire bientôt assurée: Bonne production agricoles et maitrise des ressources

Nos performances agricoles sont si probantes que l’Algérie ne saurait tarder à assurer sa sécurité alimentaire. Les pouvoirs publics assurent que les actions entreprises en ce sens, l’ont été pour être pérennes. Etant un sujet essentiel et particulièrement après les événements d’Ukraine, les efforts de l’Algérie en la matière ont même été reconnus par la communauté internationale lors du dernier Davos.

Qu’ils soient observateurs ou économistes, le sujet accapare les discutions. Même nos parlementaires ont en fait une priorité et ont organisé une journée d’étude sur la sécurité alimentaire durable. Ceux-ci à  travers leurs débats, ont plaidé pour l’adoption d’une approche globale en matière de sécurité alimentaire par l’intégration de tous les moyens nationaux disponibles et la coordination des politiques d’intervention.

Dans leurs recommandations, ils ont aussi appelé à étendre la portée du traitement de la question de la sécurité alimentaire au-delà du contexte sectoriel pour en faire un enjeu national eu égard à ses dimensions stratégiques.

Ils ont aussi insisté sur la nécessité de revoir et d’actualiser les cadres juridiques régissant le foncier agricole et la régularisation de sa situation.

Pour les économistes algériens, l’essentialité de la question (sécurité alimentaire) ne doit pas nous faire oublier qu’il ne peut y avoir de sécurité alimentaire que dans la durabilité.

Or et à l’instar des parlementaire, ceux-ci précisent que si des efforts il y en eu, ils reste encore du chemin à parcourir, principalement du point de vue formation de nos agriculteurs, et de l’impératif d’accélérer la numérisation du secteur de l’Agriculture, en vue de fournir une information et une statistique fiable et officielle à travers un système informatique national qui couvre l’ensemble des fonctions et des niveaux liés à l’activité agricole et à l’alimentation.

Pour les députes, la numérisation du secteur permettra donc de mettre en place des politiques appropriées et de les évaluer de façon objective, tout en mettant en place un système d’observation, de suivi et de surveillance périodique de toutes les variables de la sécurité alimentaire.

Par ailleurs, l’impératif de mettre à jour et de moderniser les systèmes d’irrigation a aussi été affirmé, et ce, pour lutter contre toute forme de gaspillage de cette précieuse ressource en activant une charte sur les économies d’eau

Même si les résultats de ces dernières années encouragent à l’optimisme, il n’en demeure pas moins que les pouvoirs publics sont appelés à davantage de célérité dans la promulgation de textes juridiques relatifs à la Banque nationale des semences, avec le développement des recherches agricoles, l’amélioration des races locales, la préservation des ressources naturelles, en plus d’accélérer la création d’un laboratoire national pour les cultures en vue de développer et améliorer leur performance et leur rendement, mais aussi intensifier ce dernier. Pour tous, l ‘Algérie a les moyen et les capacités de réussir ce défi.

Le Président de la Chambre nationale d’agriculture (CNA) a souligné que cet objectif et réalisable, et qu’avec un rendement de 30 Q/ha, notre sécurité sera assuré. Le président de l’Union national des agronomes rejoint cet avis, en affirmant que «produire 30 quintaux de blé à l’hectare est possible».

En somme, si l ‘Algérie est en passe de réussir son pari, l’union des agronomes précise aussi que le défi d’atteindre un taux de production de 30 quintaux par hectare, n’est pas impossible, si les céréaliculteurs et agriculteurs sont techniquement accompagnés et guidés avec la fourniture d’engrais, de médicaments et d’eau d’irrigation en préparant des plants élaborés. En ce sens, les pouvoirs publics mettent en avant l’intérêt particulier accordé au secteur agricole et à la sécurité alimentaire, par le président de la République, et d ‘assurer que ce qui a été réalisé en peu de temps, c’est grâce à un climat juridique, politique et financier adéquat qui permet de promouvoir la production pour garantir l’autosuffisance et exporter les produits dans le cadre de la création de ressources alternatives à la rente pétrolière.

L’Algérie  qui assure sa sécurité alimentaire, n’est de ce fait pas un mirage ou une utopie car les bases essentielles pour y arriver ont été jetées. L’Algérie futur pole agricole de l’Afrique du Nord, c’est pour demain.

Par Hadi Reda

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