Le pétrole algérien a conservé sa position de brut arabe le plus cher en septembre 2026, avec un prix moyen de 118,49 dollars le baril, tandis que la production nationale a franchi le seuil du million de barils par jour, selon les dernières données de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
En effet, le Sahara Blend devance le brut libyen Es Sider, dont le prix s’est établi à 117,49 dollars le baril, et le brut émirati Murban, coté à 115,39 dollars. Ces évolutions interviennent dans un contexte de forte progression des cours pétroliers internationaux au cours du mois de septembre. Selon les données de l’Unité de recherche sur l’énergie, basée à Washington, le prix du brut algérien a progressé de 26 % par rapport au mois d’août, passant de 94,32 à 118,49 dollars le baril. Malgré cette hausse, le Sahara Blend figure parmi les bruts arabes ayant enregistré les plus faibles progressions mensuelles, tout en conservant la première place en matière de prix.
Cette performance s’inscrit dans un contexte marqué par la hausse du panier de référence de l’OPEP, dont le prix moyen a augmenté de 28 % en septembre, à 110,59 dollars le baril, contre 86,44 dollars le mois précédent. Le Brent a, pour sa part, progressé de 16 %, à 102,02 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) a atteint 95,69 dollars.
La barre du million de barils par jour franchie
Sur le plan de la production, l’Algérie a enregistré une hausse de 3 000 barils par jour en septembre, portant son volume à 1,003 million de barils par jour, contre un million en août, selon le rapport mensuel de l’OPEP publié le 13 octobre 2026. D’après les données d’Attaqa, ce niveau représente le plus haut enregistré depuis avril 2023, lorsque la production algérienne avait atteint 1,01 million de barils par jour.
Cette évolution intervient dans le cadre de la mise en œuvre des décisions de l’alliance OPEP+, qui a achevé, à la fin du mois de septembre, la suppression progressive des réductions volontaires de production totalisant 1,65 million de barils par jour, engagées en mai 2023 par sept pays membres, dont l’Algérie. Pour les mois d’octobre et de novembre 2026, la production nationale devrait se stabiliser à 1,007 million de barils par jour, conformément aux niveaux prévus dans le cadre des ajustements convenus par l’alliance.
À l’échelle de l’alliance OPEP+, la production totale a atteint 39,068 millions de barils par jour en septembre, contre 38,165 millions en août. La production des pays de l’OPEP a, de son côté, progressé de 920 000 barils par jour, pour s’établir à 25,097 millions de barils par jour. L’Arabie saoudite a enregistré la plus forte augmentation mensuelle, avec 744 000 barils par jour supplémentaires, portant sa production à plus de huit millions de barils par jour. L’Irak a également affiché une hausse de 386 000 barils par jour, à 3,920 millions. À l’inverse, la production du Koweït a reculé de 140 000 barils par jour, à 1,766 million, tandis que celle de la Libye a diminué de 58 000 barils par jour, à 1,29 million. Après la suppression des réductions volontaires, l’alliance OPEP+ maintient par ailleurs sa politique de réduction de la production de deux millions de barils par jour, instaurée en novembre 2022 et prévue jusqu’à la fin de 2026.
Synthèse Zahir R.



